‹ Un Lamennais inconnuChapitre 4 sur 112 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

in(''dlal, (*t j'ôlais iclcnu pur celle iuiblesse qu'on appelle le respect humain. Dieu permit que je trouvasse en moi assez de résolution pour la vaincre. »

Quelque temps après, Mme de Lacan ménageait à son jeune ami une entrevue avec Lamennais. C'était une amitié de vingt ans qui commençait.

Denis Benoît avait assez de qualités solides pour iixcr l'âme ardente et mobile? du maître, mùme après que le charme des premiers épanchements aurait disparu : c'est ce qui ex[)lique la durée relativement longue de leur liaison. Toutefois, malgré son origine et le sentiment sérieux qui lui sert de base, cette amitié garda pendant plusieurs années un caractère passionné qui étonnera sûrement plus d'un lecteur.

Jamais, môme dans ses lettres les plus afFectueuses à Montalcmbert, Lamennais ne s*est livré à ce point; nulle part, dans sa correspondance, on ne rencontre de telles elï'usions de sympathie.

On trouvera sans doute bien humaine, chez un prêtre, cette impétueuse tendresse. Pour la comprendre, il faut se rappeler le tempérament excessivement impressionnable de Lamennais. 11 est certain qu'à cette épocjue, sa nature, toujours portée aux extrêmes, trouvait moyen de concilier Tamitié la plus vive avec la piété la plus exaltée.

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