‹ Un Lamennais inconnuChapitre 82 sur 112 · M, Genoude · texte numérisé non relu

M, Genoude

qiKî je lui ai envoyée tliei, il y a près diin mois. Je crains que cette préfacf; ne soit bien mal imprimée. Ce qui a paru dans le Défenseur est rempli de fautes : à chaque instant des mots changés, des transpositions, des phrases tronquées, d'autres oubliées, en un mot un vrai galimatias. J'avais prié M. G... de faire mettre dans la livraison suivante du Défenseur un Errnla que je lui envoyais, point de réponse et point à' Errata. Je ne reviens pas de ces procédés.

Quand tu pourras disposer d'un moment, écris à Bellevue; il t'est véritablement attaché. Formont ne m'a point reparlé de l'affaire dont nous avions causé ensemble. Je n'ai pas cru devoir le presser de s'expliquer, sachant d'avance ce qu'il m'aurait répondu, c'est-à-dire les éloges les plus sincères de toutes les personnes que cette affaire intéresse, tout ce qu'on peut dire de mieux, et après cela nulle résolution. Avec beaucoup de bon sens et un très bon cœur, je 'crains qu'il ne se rende malheureux toute sa vie par son indécision. Je le lui ai dit; il en est convenu, mais le caractère l'emporte sur la raison.

J'ai reçu deux lettres de Mme G... ^. Sa santé est bien meilleure. Elle paraît très heureuse. Il y a si longtemps que cette pauvre femme n'avait joui d'un peu de repos! Dieu a béni sa droiture et son admirable fermeté. INIon frère me parle souvent de loi, il te dit mille choses tendres. Adieu, mon Denis, l'enfant de mon cœur! Aime toujours un peu ton pauvre Féli.

Page 1