Do Salinis
2. La chute tlu ininislèr»' Maili^-iKU- ri l'ax ôih'iih'mI du iiiiiiistore Poligiiac.
but de modifier l'esprit de l'administration et de sentourer d'hommes plus agréables. Dans le dernier cas, jouer son existence pour si peu de chose, c'est le comble de l'extravagance. Dans le premier, il fallait, pour réussir, arrêter un plan, être décidé sur tout ce que Ion jugeait nécessaire pour assurer la conservation du trône, et dans le même jour tout annoncer et tout exécuter. Je ne dis pas qu'on eût réussi, mais on aurait du moins eu des chances. Mais les ministres sont arrivés incertains de ce qu'ils feraient, et leur hésitation, qui ne fera que croître, a donné au parti opposé plus de temps qu il ne lui en fallait pour se rallier, s'unir, mettre enjeu les passions des masses, et organiser une résistance désormais insurmontable. Ils ont voulu essayer d'abord de ce cpi'ils appellent les voies légales, obtenir un peu, puis encore un peu, par des combinaisons de votes ; ils échoueront misérablement. Et si, comme on peut le supposer, ils ont, dans cette hypothèse, quelque arrière-vue de coups d'Etat, malheur alors à la royauté! Ce sera le signal de sa chute ^ .
Au reste, quoi qu'on prévoie du nouveau gouvernement, on ne doit pas lui rendre sa tâche plus difficile par des attaques au moins prématurées. Le devoir est de le soutenir en tout ce qu'il pourra entreprendre de bien. Que s'il venait à se jeter dans des systèmes semblables à ceux dont nous éprouvons les conséquences funestes, l'honneur et la conscience ordonneraient de le combattre, comme on a combattu les ministères