XII PRÉFACE
ment de la pensée. Il a semé partout autour de lui comme l'embryon des vraies idées modernes, la liberté des consciences y la charité bien entendue, la recherche positive, dégagée du dogme qui V entrave. Il n'a pas poussé aux dernières conséquences, parce que sa nature s'y refusait et que, d'ailleurs, les temps n'étaient pas mûrs, oMais il a inauguré l'œuvre que Voltaire a couronnée, et fait pressentir Littré,
En dépit de toutes les réactions possibles, bénissons la mémoire d'un homme qui nous a frayé le chemin. oMais ne nous départons pas non plus de cette réserve, de cette modération, apanage des esprits équilibrés, qui ne marchent que prudemment et pas à pas, comme la nature. Le progrès n'est qu'à ce prix.
S^Q)tre travail n'a pas eu d'autre but que de montrer cet esprit nouveau et tout philosophique dans un savant qu'on n'a guère considéré Jusqu'ici que comme le premier des humanistes.
Seurre, \e f juin 1889.
Emile Amiel.
Conseiller général de la Côle-d'Or.