IV PRÉFACE
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Il semble, depuis quelque temps, que le vent souffle contraire aux études classiques. Certains esprits voudraient les réduire à un minimum, d'après nous, insuffisant, et sont parvenus par leur influence, sinon par leurs raisons, à bouleverser, à altérer du moins l'harmonie du système suivi Jusqu'à ce Jour. On a Joint à ce qu'on appelait Jadis les bonnes lettres, ce qu'on a décoré du nom pompeux d'enseignement secondaire spécial, mélange mal conçu de l'école pri-^ maire supérieure et de la Real-Schule, comme on dit au delà du J{hin; il en est résulté que cette association hybride est loin d'avoir produit les résultats attendus. Les bonnes lettres en ont souffert et l'enseignement spécial aussi. t\ps pédagogues politiques, il faut le dire, n'ont pas été toujours à la hauteur de leur métier, trop nouveau pour quelques-uns. Sans être précisément laudator temporis acti, nous avons quelque raison de croire que nos bacheliers ès-lettres d'aujourd'hui n'ont qu'une teinture médiocre du latin, plus médiocre encore du grec dont ils ne sentent pas l'utilité; s' il y a pourtant un esprit parent de l'esprit Français, c'est certes l'esprit Grec, celui d'oAthènes surtout.
D'autres publicistes plus radicaux, dont il faut se défler davantage, ont pris directement à partie l'étude du latin même, qu'ils veulent remplacer par l'étude des langues vivantes. C^Çous ne sommes