‹ Un libre-penseur du XVIme siècle: ÉrasmeChapitre 7 sur 45 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

égalité, la vraie, celle-là, que nous devons à la révolution de J/Sp.

Il y a, nonobstant, beaucoup à dire sur l'organisation actuelle de notre enseignement secondaire. Il est constant que cet enseignement ne convient ni à tous les esprits, ni à toutes les bourses. Et nous ajouterons que le nombre croissant des bacheliers est loin d'être un bien pour la société; comme il n'y a pas de place pour tous, c'est là que se recrutent ces déclassés que la faim jette trop souvent dans les aventures, et qui deviennent ainsi un danger pour l'ordre social; tandis qu'ils auraient pu faire à la charrue, à l'atelier ou dans la boutique, d'excellents et d'utiles citoyens.

Il est certain que, à part de rares exceptions, l'enseignement classique ne cadre plus avec les besoins de la majorité. Créons donc beaucoup d'instituts professionnels, oii la jeunesse puisse trouver le moyen de soutenir plus aisément la lutte pour V existence. Que le nombre croissant de ces petits collèges de province, oii les maîtres sont parfois aussi nombreux que les élèves, cède la place soit à des écoles de commerce et d'agriculture, soit à de bonnes écoles primaires supérieures, qui sont mieux adaptées aux nécessités de la classe la plus nombreuse, et réduisons le nombre exagéré de nos lycées qui nous coûtent si cher, oMaintenons-y, renforçons-y même ces études

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