X PRÉFACE
doriques, qui s^ affaiblissent, convenons-en, de plus en plus. (Avec la rapidité actuelle des communications, qu est-ce que quarante, ou mime cinquante et soixante kilomètres, pour le père de famille qui a le moyen de donner cette éducation à ses enfants ? c4ugmentons, si possible, les bourses pour les enfants pauvres, quand ils ont fait preuve de véritables aptitudes. Les petites villes, si fier es de leur infime collège, crieront à coup sûr pour le maintien désastreux du statu quo. Elles en appelleront à leurs représentants naturels; il faut sy attendre: on ne se doute pas des vanités locales, qui se croiraient amoindries, si à leur collège vide succédait une forte école primaire supérieure, cent fois plus utile aux besoins de la localité. oMais, que voulez-vous ? « Tout marquis veut avoir des pages. »
o\y a^t-il pas cependant un intérêt supérieur, un intérêt social à ne pas écouter leurs doléances et à marcher dans la voie du progrès ? Il suffirait d'une trentaine de lycées dans les grands centres, bien outillés et munis de maîtres éprouvés, à la porte de véritables universités provinciales, qui, tout en res* tant affiliées à la grande, auraient leur vie propre. c4lors, dans ces lycées, ainsi réduits en nombre et débarrassés d'accessoires inutiles, il serait possible, indispensable peut-être de revenir aux fortes humanités d'autrefois, comme on les concevait à Tort--