‹ Un maître imagierChapitre 19 sur 37 · LA GARGOUILLE DU SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA GARGOUILLE DU SIÈCLE

M. Frémiet est avant tout un statuaire, un artiste. C’est un maître dans l’art de traduire par ses reliefs plastiques la pensée humaine, et point un spécialiste. L’animalier en lui souligne une des formes, une des curiosités de son esprit ingénieux autant que hardi. L’étude des bêtes semble avoir été pour lui comme un moyen de pénétrer plus avant dans les mystères de la vie. Mais il a vu là quelque chose de plus qu’un moyen d’attirer l’attention, ou de plaire par l’étrangeté de ses aperçus ou la fantaisie de son imagination. Il était arrivé à Bart'e que les envieux de son temps l’avaient déclaré incapable de modeler la figure humaine. De ce que ce grand animalier avait excellé à décrire la légende du monde animal, on inféra vite que là se bornait tout son art. Barye prit mal la plaisanterie, et pour se garer des offenses d’en bas, il la qualifia comme il convenait à un artiste de son envergure : « En me reléguant parmi les animaux, dit-il. mes adversaires se sont mis au-dessous des bêtes. »

Averti sans doute par l’exemple de son grand devancier. M. Fré-

E. F RÉMI ET

miet ne donna guère le temps à ses détracteurs de le parquer dans la spécialité d’animalier. L’année même où il remportait un si grand succès avec son Ours blessé (1849), commençait une intéressante série des tt'pes de l’armée française. C’était déclarer, peu d’années après ses débuts, que son ébauchoir trouvait autant d’attraits à fouiller la figure humaine qu’à faire vivre les nuances qui distinguent les animaux entre eux, et constituent ce que Toussenel appela l’esprit des bêtes. Jamais il ne cessera ses recherches dans le monde animal, mais à dater de cette époque on verra toujours la figure humaine tenir son rang de premier sujet de la Création parmi ses innombrables études de chiens qui ont des yeux de métempsycose, et au milieu des chats qu’il paraît tant aimer pour leur mine silencieuse, comme enveloppée de la nostalgie du désert. M. Frémiet est un chercheur avant tout, un inquiet de l’inédit. Il aime l’effort pour lui-même, ce dur effort d’où sort une audace, une innovation, tout au moins une tentative. Rien ne se manifeste autour de lui qu’il n’y arrête ses yeux attentifs pour étudier comment tourner la chose au profit de l’art, de son art. Le siècle où nous vivons, sans être la montagne qui accouche d’une souris, s’est pris néanmoins pour le plus savant des siècles. Il se peut qu’un jour ou l’autre tout ce fracas de matière triomphante qui nous environne, avorte dans la trop fameuse idée du progrès, où déjà des esprits lumineux n’aperçoivent plus le germe de l’avenir. L’orgueil humain a battu l’estrade pendant de longs jours de misère morale, où l’empire de la Science a suppléé le règne plus doux de TEspérance. Il est vrai que Platon jadis démontra aux sophistes que la science n’est que le souvenir endormi

dans la mémoire de l’homme, et qu’il se réveille lorsqu’on lui fait un appel. J’ignore si M. Frémiet a pris cette maxime pour devise de sa vie de producteur. Toujours est-il que le jour où ce maître dans l’art d’exprimer l’effigie animale va demander à la science de son temps des ressources nouvelles pour son ciseau de statuaire, il puise à pleines mains dans le monde des reconstitutions. Cuvier d’un monde plastique, il rétablit sur des données qu’on croit précises des figures vivantes qui ont pour elles tout au moins l’audace de l’inédit et l’attrait de l’inattendu.

Comme ses grands précurseurs, les tailleurs de pierres dont les chefs-d’œuvre sont appendus aux flancs de nos cathédrales, ]\I. Frémiet s’arrête aux monstres nantis de la célébrité du jour. C’est ainsi que je m’explique ses soins à nous montrer toute l’horreur qui est au fond du gorille, du singe anthropomorphe. J’ignore tout à fait quelles peuvent être les pensées de ÙI. Frémiet sur l’œuvre darwinienne. Je n’ai jamais eu avec lui de conversation sur les mérites ou les méfaits de cette théorie scientifique. Il me plaît de ne pas voir autre chose en ce grand artiste, qu’un esprit curieux, scrutateur de de son temps, contemporain comme nous de l’homme-singe, la gloire de la science de nos jours. Selon moi, ce prétendu ancêtre de l’homme est le monstre de notre siècle, la gargouille de la cathédrale laïque de notre science officielle. La conception de Darwin est une épouvantable grimace, une ironie de l’Enfer qui avilit l’homme qu’elle séduit sous prétexte de l’éclairer. Jusqu’à plus ample informé je n’ai pas qualité pour rechercher les intentions de ÙI. Frémiet traitant cette figure épouvantable sur le pied d’égalité avec les figures

E. FRÉMIET

plus douces et plus sereines de nos annales historiques, comme Jeanne d'Arc, YAïenl, le Credo^ Saint Michel^ qui vont à leur tour occuper tout son talent. Cet artiste qui est le grand imagier de notre temps, l’imagier qui aborde tous les sujets avec une égale aisance et une même dextérité de doigts, avait, il me semble, le regard trop aiguisé, trop « sculpteur », pour ne pas apercevoir dans la rumeur de son temps cette gargouille monumentale, où l’avenir reconnaîtra le blasphème darwinien. Le Gorille du Salon de 1887 est la gargouille de ce maître tailleur de pierres. On a pu s’étonner que ses contemporains aient choisi l’année de cet envoi étrange plutôt que grand, pour lui donner la médaille d’honneur. Il est certain que l’artiste ne l’avait pas envoyé au Salon sans une certaine inquiétude. C’était la deuxième fois qu’il soumettait à l’appréciation de ses contemporains cet étrange essai d’art plastique.

En 1859, l’année même où il envoyait son Cheval saltimbanque^ cette rapsodie de la misère, il y joignait le groupe étrange, dramatique et terrifiant que nous avons vu remanié en 1887, Gorille femelle emportant une négresse. Ce gorille était de l’espèce immensément caricaturale, férocement ironique des singes troglodytes du Gabon, de ceux qui portent sur leurs épaules d’atlantes le misérable échafaud du transformisme impie. Pour la première fois que le sculpteur des animaux spirituels envoyait un singe, on était en droit d’espérer autre chose qu’un singe de cauchemar. M. Frémiet, on peut le supposer, pensait au contraire qu’il fallait parler du singe sérieusement,pour de bon, non pour rire. Il apportait du premier coup le frontispice du livre de la science nouvelle. Ce fut une épouvante et une ter-

I oo

reur pour le jury. L’œuvre ne figura pas au Salon ; on lui fit une place à côté. Non qu’elle fut refusée; elle ne fut pas admise. L’œuvre était de grande valeur, bien que l’artiste aujourd’hui déclare qu’elle était moins selon son goût que la répétition qui lui valut la médaille d’honneur en 1887. Il n’empêche qu’elle pouvait être défendue. Par l’atrocité même de la scène et par l’inspiration elle appartenait au public. C’est ainsi qu’elle fut exposée sans l’être. Elle fut livrée aux suffrages du public, malgré le jury que la hideuse bête au masque prognathe avait épouvanté de son cri rauque venu d’un estomac affamé. Ce gorille étouffant dans ses bras herculéens une négresse frêle et délicate donna très vite aux juges trop pressés, l’idée d’une scène de luxure épouvantable. L’artiste avait cependant insisté, pour que nul n’en ignore, sur le caractère anthropophage de ces troglodytes du Gabon ; et les apparences étaient sauves, puisque le monstre était femelle.

Le jury repoussant l’œuvre, c’était un grand effort perdu. M. de Nieuwerkerke, esprit délié et en posture d’être hardi, était alors directeur des Beaux-Arts. Il prit l’envoi de M. Frémiet sous sa protection. Il s’en déclara responsable, et ainsi ordonna qu’on le plaçât dans les travées latérales du Salon des Champs-Élysées, derrière ces longues murailles de serge verte qu’il fallait soulever pour voir le terrifiant groupe. Le jury recevait ainsi satisfaction puisque le Gorille de M. Frémiet n'avait point sa place parmi les envois agréés. Et néanmoins il suffisait que le public sût se passer de permission pour l’examiner tout à son aise. Il faut bien dire que le succès fut immense. Théophile Gautier, jeune alors, écrivit que c'était un

E. FRÉMIET

chef-d’œuvre. Il le voulait bientôt coulé en bronze et placé dans I;

quelque musée zoologique. Ce n’est point dans un musée zoologique que fut porté ce groupe tramé d’effroi et de carnage. Il fut détruit, mis en pièces. A l’issue du Salon, malgré le succès, malgré la protection du surintendant des Beaux-Arts de l’Empire, le troglodyte du Gabon fut livré aux hasards de la vie de Paris. M. Frémiet avait donné des instructions, pour que son groupe fût transporté à un atelier qu’il avait dans un terrain vague lui servant de dépôt au Trocadéro, à l’endroit même où se trouve aujourd’hui le bassin qu’ornent ses animaux diluviens. Un matin, il ne restait plus que des débris informes; des plâtras jonchaient le sol. Des ouvriers, dont la plupart étaient belges, emportés par un sentiment qu’ils n’expliquèrent pas, mais qu’ils exprimèrent, avaient brisé à coups de pioche cet essai hardi de la statuaire moderne. Ce groupe formidable et cruel, issu d’une fantaisie d’artiste audacieux et habile, cette conception nouvelle qui poussait un cri féroce contre l’humanité, avait interloqué ces esprits simplistes, ces hommes de la foule; et d’un revers de main ils avaient fait voler en éclats cette fauve image, où ils avaient vu, peut-être, quelque chose comme l’effigie orgueilleuse du siècle, debout sur son piédestal de matière glorifiée à l’égal de Dieu. La peur les avait pris, une peur d’enfants, devant cette bête à grimace humaine en train d’accomplir un meurtre. Ils avaient tapé sur ce fantôme lugubre à coups redoublés, comme l’enfant bat l’objet qui l’effare ; il le bat jusqu’à le casser; car il ne se sent en paix, que devant les morceaux brisés du

vilain bonhomme qui le fit tant pleurer. !

Ici il convient de reconnaître, à la louange de l’artiste, que son gorille n’avait rien de bien noble. M. Frémiet semble bien l’avoir traduit au naturel, dans l’horreur de sa face hideuse et vorace. Dans le grand mouvement d’idées à l’envers, qui est la frappe de ce siècle matérialiste, le singe est devenu une espèce de personnage S5'mpathique, dont la laideur nous intéresse, parce qu’on nous a dit qu’elle nous touche de près. La philosophie transformiste a, mis du liant dans les rapports de l’homme avec le quadrumane. On s’est comme fait à l’idée que le blasphème darwinien, pouvait être la face vraie de la vérité tant cherchée. Et le quadrumane a été soudain intronisé parmi les mortels à deux mains, comme une sorte d’ancêtre inavoué, mais indéniable. Cela devenait une question de sang, presque une affaire de famille. Quelles que soient les opinions de M. Frémiet là dessus, il est évident que ses gorilles n’ont rien de familial, ni de séduisant. Ils sont conçus dans toute la bestialité de leur destinée, dans le plein exercice de leurs instincts dégoûtants. Ce Gorille qui emporte une négresse est anthropophage. Cette chair humaine il va la dévorer, en alimenter sa férocité; et cet être doué de parole, dont le dernier cri dans les bras du monstre fut un appel au secours, une prière, va disparaître tout à l’heure, englouti dans cette bouche qui est gueule, déchiré par ces dents qui sifflent l’appétit le plus bas et la haine la plus noire. Quoi qu’on en ait, le Gorille de M. Frémiet sort de l’abîme sombre. Il se peut qu’on ait voulu pour nous abaisser, souder cette vie brutale à la destinée de notre conscience. Je n’aperçois rien de ces sacrilèges dans le monstre tel que nous le présente notre maître imagier. Ce monstre

E. FRÉMIET

io3

m’apparaît comme un survivant d’un monde éteint, un revenant de l’abîme où s’engloutirent les cycles précédents, et la grimace de sa colère, est un dernier écho des fureurs du Chaos.

Un autre jour, M. Frémiet désireux encore de prouver la souplesse de son doigté, la sûreté de sa science infinie des musculatures de ces anthropomorphes, enverra au Salon Reliaire et Gorille^ groupe imposant par son énergie et sa verve tumultuaire. Cet artiste ne s’en tiendra pas à ces transcriptions féroces de la vie des gorilles anthropophages. Il se sent attiré plus loin encore, par les investigations de la science moderne dans l’archéologie animale. Ses quadrumanes géants sont en tout cas des êtres encore vivants. On en trouve tous les jours des spécimens sur les côtes d’Afrique.

Mais voici venir, sous son ciseau si ferme et si adroit, la figure inconnue, recomposée, de VHomme de l'Age de pierre. M. Frémiet l’exposa au Salon de 1872, en même temps qu’une colossale figure de la Guerre qui déconcerta l’opinion. Si tant il est vrai de dire qu’on est le plus souvent jugé par l’ignorance contemporaine, quand ce n’est pas la jalousie qui prône le jugement, il doit être rappelé, que cette figure préhistorique reçut un assez mauvais accueil.

L’esprit juste-milieu fâché presque de ne pas comprendre, essaya de s’en tirer par une pirouette. Légèrement décontenancé par cette oeuvre sérieuse et terrifiante, pour se réconforter on essa3^a de rire.

On riait jaune, car chacun troublé malgré tout par le murmure darwinien, se demandait si d’aventure M. Frémiet ne disait pas la vérité. Le rire ne pouvait pas donner le dernier mot de cette oeuvre vigoureuse, écrite de conscience avec la volonté d’avoir raison.

En 1875, cet homme préhistorique selon la thèse du siècle, reparut en bronze aux Champs-Élysées, puis gagna le Muséum d’histoire naturelle, où il est bien chez lui désormais, sous son vrai toit,

M. Émile Bergerat qui n’était pas encore Caliban mais qui était déjà un brave homme, formulait dans le Journal officiel (i) cette critique où les darwinistes ne trouvaient pas leur compte : « Cet homme encore voisin de son origine, est d'une beauté étrange, presque simiesque, et l’attitude dansante que lui a prêtée l’auteur, accentue le caractère sauvage de ses formes. Il ne nous appartient pas de décider ici de la portée physiologique de cette étude qui doit ravir d’aise les darwinistes ; mais nous pouvons du moins établir que le travail de sculpture en est fort remarquable, et que M. Frémiet ne s’est jamais montré meilleur animalier que dans la représentation de cet animal humain qui date de notre peu flatteuse bifurcation. » De fait, si les prétentions de la science moderne doivent être acceptées comme des définitions, jamais on ne trouvera une image plus conforme que cette figure d’homme primitif, au catéchisme de la nouvelle vérité. Pour mieux prouver qu’il n’a rien imaginé, l’artiste a pris soin de noter sur le socle, que les armes et le crâne ont été copiés sur des fragments retrouvés dans les couches géologiques de notre globe terrestre.

L’homme fossile de M. Frémiet, qui danse là devant nous, donne l’impression d’un être grossier, obtus, presque muet, ne possédant pour tout verbe qu’un sourd grognement au fond de sa gorge. Sa lèvre qui ricane, n’est pas encore dessinée pour le rire. C’est un appé- (i) i3 juillet 1875.

E. FREMIET

io5

tit, un élan de bestialité épaisse, qui brille là, dans le coin de sa bouche ouverte pour accompagner d’une mélopée sans mélodie, sa gigue imbécile. Sa voix n’est pas apte encore aux arabesques du chant. Et aucune pensée humaine ne se manifeste dans la masse lourde de ces muscles qui se trémoussent. Tout son être est physique ; aucune vie intérieure ne luit au fond de ce regard, vague comme ceux qui errent sur les murailles des maisons de santé. Son haleine est comme une oppression, une dyspnée où s’étouffent la faim, la soif, et toutes les forces animales de l’être avant la Grâce, avant la Conscience. Cet amas de chairs, d’une rénitence opaque et mate, danse avec vigueur et comme au bastringue, une danse lourde, pesante, la plus basse de toutes les danses, celle qui se réduit chez les êtres primitifs, à une grossière imitation des mouvements et des allures du gibier habituel, la danse de la chasse (i). Ce danseur de M. Frémiet est le chasseur à l’état de nature. Son excuse est qu’il est ainsi par nécessité. La chasse n’est pas son passe-temps ; pour lui c’est un besoin, le besoin de vivre, le plus implacable de tous. Ce Persée de l’âge de pierre, qui fera son repas tout à l’heure du cadavre de Méduse, dont il tient la tête d’un geste de bourreau, exécute devant nous la gigue de l’estomac. Sa joie est parfaite. Il avait faim. Voici de quoi apaiser son appétit d’individu qui ne possède encore que des appétits. C’est un butor, dont la vie aboutit dans la satisfaction de sa voracité. Plus tard, il aura des prétentions à l’élégance. Ce besoin où il est réduit en ce moment de tuer pour vivre, deviendra un jour sous le nom de sport, un divertissement distingué. Ce gentleman de l’âge de pierre (i) Voir : Letourneau, Sociologie.

est encore sans vêtements, aussi de'shabillé dans sa personne physique que dévêtu dans sa personne morale. Son corps vide d’âme est un désert dans une forêt vierge. C’est le corps de l’homme des bois, locataire maudit des broussailles et des fourrés. Sa victoire est celle d’un fauve à face humaine sur un fauve plantigrade. Ce chef sanglant d’ours vaincu est le butin de cette victoire. Mieu.v que cela c’est une dépouille opime. L’affaire s’est passée entre des adversaires de haut rang. Il y a fête dans le ventre de ce vainqueur qui va enfin manger à sa faim. L’énigme de son rire bestial s’arrête à l’endroit précis où commence la crampe d’estomac. Plus tard, lorsque ce chasseur brutal sera entouré de chiens, de valets, de chevaux et de flatteurs, on le trouvera odieux, pour tremper ainsi ses mains dans le sang des bêtes, sans autre besoin que celui de se divertir. Aujourd’hui pauvre chasseur sauvage, on le plaint de ne point connaître de vie meilleure que celle du chasseur affamé qui tue pour manger, et n’a pas d’autre distraction. Lui aussi est une lugubre épave du Chaos. M. Frémiet l’a trouvé dans le monde hypothétique d’avant l’histoire, non loin du quadrumane son contemporain éternel, comme ces Kamtschadales dont la danse est à l’image des ébattements de l’ours ; sa gaîté est informe, sans rythme et sans mélopée, comme la voix des Bogotudos de l’Amérique du Sud, ces hommes qui vivent de nos jours, mais semblent dater d’avant l’humanité, avant l’Esprit et la Conscience, pauvres êtres dont l’effigie humaine, est comme la survie du Néant où dorment les durs châtiments de l’au-delà.

Page 1