‹ Un mariage de prince (volume 2)Chapitre 4 sur 12 · I;JI · texte numérisé non relu

I;JI

Lîi nuit était toujours obscure ; quelques lieurcs avaient suffi pour donner une victoire de [dus à l;i France et couvrir le sol de cin(| cents cadavres.

Le maréchal, après des tourments inouïs, était parvenu à se soulever sur son bras gauche, et son rcgai'd presque éteint cherchait à percer le sombre espace qui l'environnait pour y découvrir un sauveur.

Une petite lumière parut à l'horizon de cette plaine ensanglantée.

Faible, incertaine d"abord, elle allait, venait, s'arrêtait, puis reprenait sa marche, et le maréchal, qui l'appelait de tous ses vœux, la vit enfin approcher de lui.

C'était une lanterne portée par un homme suivi d'un autre ; espèce de paysans armés, dont les figures sinistres étaient éclairées par le fauve reflet de leur falot, qui ajoutait encore à l'expression sauvage et repoussante de leurs traits.

Le duc d'A... les vit s'avancer vers un groupe de mourants, et, après avoir promené la lumière sur ceux dont ils étaient proches :

— Pas une grosse épaulelte ici !,.. dit l'un

doux en espagnol, langue familière au maréchal ; ce ne sont que des soldats, des gueux qui n'ont sur eux ni argent, ni bijoux.

Le maréchal reconnut bientôt la profession de ces misérables, vils corbeaux, infâmes oiseaux de proie, attirés par le vol sur les champs de bataille pour dépouiller les victimes et spolier le trépas.

Les deux bandits s'approchèrent de lui...

Sans force , sans armes , que pouvait-il faire? Le moindre signe de vie était l'arrêt certain de sa mort.

Faisant un effort immense sur lui-même, il croisa ses bras autour de sa poitrine, ferma les yeux et attendit.

— Caramba !... s'écria le bandit qui n'avait pas encore parlé, en découvrant les insignes du maréchal, en voici un, enfin !... ses poches doivent sans doute être bien garnies , et ce bon mort-là payera pour les autres !

Puis, joignant le geste à la parole, il enfonça brutalement ses mains dans les poches du moribond et en retira une bourse pleine d'or.

— A la bonne heure , Piétro , voilà une

aubaine!... cl ses épauleltes soûl eu or fui , sans doule !...

El il arracha les épauleltes.

— Je seus mieux que cela, reprit l'autre en palpant la poitrine du maréchal ; des papiers, des billets de banque, peut-être !...

Et il s'efforça de détacher les bras que le maréchal serrait convulsivement autour de lui!...

Car tout était là !

Ces lettres si précieuses pour lui , ces lettres pour la lecture desquelles il aurait donné tout ce quil possédait au monde, les scélérats allaient s'en emparer !...

— Le mort résiste... dit Piélro ; ne seraitil qu'à moitié trépassé?... Dans ce cas, ce serait une bonne œuvre d'achever le pauvre diable!... Passe-moi ton couteau, Nunès,que je lui rende ce petit service...

— A quoi bon salir mon couteau et perdre notre tenq)s à cela? répondit Nunès, nous avons autre chose à faire; et d'ailleurs, dit-il, en arrachant les papiers cachés sous l'uniforme du maréchal, je tiens le magot !.,. Laisse le Français crever tout seul... et s'il larde trop , j'aperçois venir là-bas un train

(l'artillerie qui ne peut manquer de lui [)asser sur le o()i'|)s , grâce à la nuit d'enfer que le diable nous donne !

Et les deux misérables s'en allèrent.

Le duc dA... releva péniblement le bras droit, et l'introduisant, au prix d'une affreuse étreinte, dans son uniforme entr'ouverl :

— Les brigands..., dit-il d'une voix affaiblie, grâce au ciel, ils n'ont enlevé que mes valeurs... les lettres me restent!...

Et il retomba mourant sur le sol humide de sang , au moment où le train d'artillerie s'approchait.

Pfuoucnunt,

Ce qui iiit dit entre Antoine Daquin et le chevalier de Saint-Laurent, dans l'hôtel de la rue Saint-Guillaume, Dieu seul le sut!

Le te?itcdeiir AnUnne Daquin avait-il triomphé de l'indignation du ehevalier? avait-il séduit, amolli , vaincu sa rigide conscience?

C'est ce que nous apprendra la suite de cette histoire. . >

Le soir du Icndcniain de ce jour, trois personnes étaient réunies dans le salon démeublé de madame de Monlaran.

La marquise, aveugle et sourde, assise près de la cheminée, dans un vieux fauteuil, le seul qui restât de l'antique mobilier, les mains jointes et dans une attitude triste et réfléehie, présentait la plus noble, la plus touchante image de la résignation sur la terre.

Blanche brodait, à la lueur d'une modeste lampe , d'où s'échappait une demi-lumière douteuse et pâle, qu'un abat-jour, à la hauteur du visage de la jeune fdic, projetait sur ses traits comme dans le beau tableau de la Femme à la Bougie de Rembrandt.

Le chevalier de Saint-Laurent , placé devant un feu sordide, qui fumait sans brûler, dans râtre, avait ce soir-là un air solennel et apprêté , que Blanche ne lui connaissait pas encore ; il cherchait évidemment une manière d'enirer en conversation, et le sujet devait être délicat, à en juger par les tournures embariassées de ses phrases préparatoires.

— 11 était un âge, disait-il, où le mariage devenait une nécessité dans l'existence d'une femme, quand il ullrait la plupart des condi-

lions du bonheur, telles que la e<)iisi(I(5r<ition et la fortune... Par malheur, rien n"clai( complet dans ce monde... Il fallait se contenter de l'a peu près, et s'en trouver heureux encore, surtout lorsqu'il pouvait être la cause du salut de tout ce qu'on aimait !

Pendant cette éloquente tirade, que le chevalier semblait adresser aux deux tisons de la cheminée, quoiqu'elle fût évidemment destinée à Blanche qu'il ne regardait pas , le bon chevalier ne s'était point aperçu que la jeuiie fille avait quitté sa chaise, et qu'après s'être avancée sur la pointe des pieds jusqu'au siège de son vieil ami , sa jolie tête blonde s'était posée sur son é[)aule, d'où sa voix fraîche et enfantine murmura presque gaiement ces mots à son oreille :

— Mais on ne refuse pas de se marier, mou bon papa (c'est le nom d'amitié que Blanche lui donnait), si vous me trouvez un mari jeune et beau, pour moi... riche et bon, pour ma mère !...

— Trouvé! mon enfant, il est trouvé!... répondit le chevalier; et il dépend de toi d'être mariée dans huit jours !

A celte déclaration, à cette réponse si po-

silivc, si imiu'ôviit', à cctlc pciiscc d"iiii iniui tout Irumé, qui n'nltendait (]iic son aveu, la pudeur de la jeune fille se réveilla dans son ànie ehaste et candide; elle devint trenihlante, et d'un ton qui trahissait à la l'ois rémolion, la crainte et le plaisir :

— Vous voulez rire , n'est-ce pas , mon bon ami? lui dit-elle; qui voudrait épouser une pauvre fille comme moi, qui ne possède rien au monde, et dont la mère infirme serait un fardeau pour celui qui me donnerait sa main?...

Et ses yeux se remplirent de larmes à cette pensée.

— Écoutez-moi, mon enfant, lui dit le chevalier en l'asseyant sur ses genoux comme il eût fait de sa fille.

«' Le mariage qui se présente pour toi est magnifique... Un grand nom, un époux jeune et beau, un titre de princesse, et trois cent mille livres de rente te sont offerts ! i>

— C'est un conte de fée que vous me dites là, répondit IJlanche en souriant.

— C'est une histoire des plus vraies, reprit le chevalier, quoique des plus invraisemblables; niiiis je ne voudrais à aucun

prix, ma chère |)('tite, t'arraclicr à la triste réalité de ton sort actuel, |)oiir te donner des espérances brillantes et trompeuses.

— Riche ! s'écria Blanche, riche ! Je serais riche!... ma mère ne serait plus malheureuse !...

Et elle s'élança des genoux du chevalier sur ceux de la marquise qu'elle pressa tendrement dans ses bras.

L'aveugle reconnut sa fille à ses baisers et lui rendit ses caresses, heureuse de la sentir encore par le cœur, qtiand ses yeux ne pouvaient plus l'admirer, ni son oreille l'entendre.

Ce titre pompeux, ce mari charmant, que le chevalier annonçait à Hlanche, tout disparaissait pour elle devant une seule pensée... le bonheur de sa mère, et les nmyens de l'arracher à sa cruelle situation.

Ému de cet élan touchant de tendresse filiale, le chevalier fut au moment de tout dire à mademoiselle de Montaran, de lui révéler le terrible mystère, |)rix secret de celte superbe union.

Mais il douta du courage de Blanche; il craignit (|ue même son amour pour sa mère

ne reculât devant cet aveu, et se confirma dans sa résolution de changer le sort de ses deux amies, malgré elles, en assumant sur lui toute la responsabilité de l'action qu'il allait commettre.

Blanche revint près du chevalier qui réfléchissait et se taisait.

Le cœur de la bonne fille s'était exprimé d'abord; celui de la jeune fille à qui l'on annonçait un mari éprouvait une curiosité bien naturelle, un vif désir de reparler d'un sujet si intéressant.

Mais aborder seule cette délicate question semblait fort difficile à mademoiselle deMontaran, et le chevalier ne paraissait pas disposé à l'y aider beaucoup.

S'armant enfin de toute son énergie, elle passa ses jolis doigts dans une des boucles poudrées et parfumées des cheveux du chevalier, et, d'un ton (|u'elle voulut rendre le plus indifférent du monde :

— L'avez-vous vu, demanda-t-elle, ce beau prince des Mille et une Nuits? Car ce doit être au moins un sultan des Indes, à la recherche d'une fée, bien cachée, qui doit le délivrer de quelque mauvais génie.

— Je no l'ai pas vu, ré[)()ndit M. de Sainl- Laiii'enl, maison m'a montré son portrait, et, sur mon honneur, je n'ai jamais rencontré de plus noble figure et des traits plus aimables!

— Ah ! tant mieux , s'écria Blanche, cédant malgré elle à un transport de joie qu'elle ne put retenir.

Puis, honteuse et confuse, elle rougit comme une belle cerise, et embrassa le chevalier pour qu'il ne s'en aperçût pas.

— Ma fille, lui dit alors gravement le vieillard, ce n'est pas sans raison que je parlais devant toi, tout à Theure, d'un mariage à peu près heureux ; car celui que je te propose est tout à fait dans ce cas... au moins quant au présent... L'époux dont il est (|uestion ne peut te donner que sa fortune et son nom... car, le jour même de votre union, il te quittera pour longtemps, pour toujours, peut-être !... Ta vie nouvelle te laissera aussi solitaire que celle que lu mènes depuis ton enfance; il faudra te contenter de la tendresse de (a mère et de ma vive affection !... Réfléchis donc à ce sort étrange, à ce veuvage anticipé, i\m doit commencer au sortir

(le l'iuitel pour attrister ton existence entière, et finir sfins doute avec elle !

Blanche, saisie de surprise, presque d'effroi, écoutait, pâle et tremblante.

Chaque parole du chevalier refoulait dans son âme les sentiments frais et heureux que la première partie de sa confidence y avait fait naître.

Cet horizon si beau, si coloré, d'une douce vie à deux , cet espoir d'être aimée d'un époux , rêves charmants qui viennent s'épanouir comme de belles (leurs au printemps de la vie dans le cœur des jeunes filles les plus chastes et les pkis innocentes , tout cela s'évanouissait en un instant pour la pauvre Blanche...

Il ne restait de cet édifice de bonheur, si promptement élevé , qu'un titre et de l'argent !

— Mais pourquoi me quitterait-il ainsi?

articula-t-elle d'une voix pleine de trouble et d'émotion.

— Ilélas ! ma belle petite, dit tristement le chevalier, notre situation est telle dans cette bizarre affaire, qu'il nous est possible de refuser, mais non de iinestionncr et d'obtenir

lo mot de colle siiiyulièrc éi)igMic !... J*;u bien balaillë, je le le jure, sur loutes les coiidiliuns de ce mariage ; sur toutes, enlends-tu bien... (et il appuya sur ce mol); mais une volonté de 1er n'en a rien voulu rabattre!... On payera la main d'un titre brillant et d'une immense fortune... C'est à toi de voir, c'est à ton amour pour ta mère de sentir si tu veux céder un pareil trésor à ce prix-là !

— Ma bonne mère !... dit Blanche avec un profond sou|)ir, cherchant dans son âme la force et le courage d'accepter un sort qui l'épouvantait malgré elle.

— Ta mèi'e, rejjrit le chevalier qui gardait une dernière arme, une arme décisive pour la victoire, ta mère, grâce à celle fortune, trouverait peut-être le terme de sa double infirmité !...

Et M. de Sainl-Laurent redit à Blanche tout ce que le docteur Louis lui avait raconté du médecin allemand et de ses cures merveilleuses.

Le chevalier de Saint-Laurent avait frappé juste.

A l'espoir qu'il fit luire aux yeux de Blanche , la jeune fille se leva tout à coup , lui

inontr;» sa mère en s'écriîiiit avec l'accent d'une tendresse sublime :

— Ne craignez plus pour moi de malheurs dans ce mariage, mon ami; le bonheur que je lui devrai les effacera tous , et j'accepte, sans hésiter, l'époux que vous me proposez !...

— Mon enfant, dit la marquise d'une voix faible, je suis un peu fatiguée... je sens qu'il doit être lard... Et puis, ajouta-t-elle se croyant seule avec Blanche, nous avons assez brûlé d'huile ce soir; il faut économiser... Le mois commence à peine, et il nous reste tout au plus deux louis pour le finir!

— Garde ta lam[)e, mon enfant, dit M. de Saint-Laurent à Blanche en sortant et en l'embrassant sur le front ; dans huit jours, lu auras trois cent mille livres de l'enle!

Le plus beau soleil d'hiver, un de ces soleils moqueurs qui jouent parfois au printemps, en plein mois de février, et font sortir de leurs cases quelques téméraires pantalons d'été, stupéfaits de voir commencer leur règne aussitôt , un de ces soleils qui ressemblent aux primeurs, dont ils n'ont que l'apparence trompeuse, dardait ses rayons sur

les fenêtres de l'atelier de mademoiselle Priidenee.

Les jeunes ouvrières s'épanouissaient à cette douée chaleur, coiniue les roses de niai (jue leurs doigts agiles imitaient si bien , et tandis que Tiniposantc maîtresse du magasin allait par la ville recevoir ses factures , ces demoiselles se dédommageaient des longues heures de silence par un caquetagc des plus animés.

Mademoiselle Victoria , le bonnet sur l'oreille, et dans une toilette qui indiquait des projets de conquête très-résolus, épiait tous les bruits du dehors, pour distinguer la première les pas du bel Anatole Simonet.

C'est qu'Anatole Simonet, qui ne s'était |)as vanté de la triste ambassade de sa chère tante, aprèsavoir gémi pendant troissemaines sur le double échec éprouvé par son amour et son amour-propre, deux frères siamois, qui ne marchent jamais Tun sans l'autre, avait Tnii [)ar se faire une raison, ainsi (juil laffirniait à sa tante, alarmée d'abord de ses regiets.

El la raison du bel Anatole consistait à commettre mille folies, pour griser son cœur, 1 l/i.

disait-il, pour s'étourdir sur ses peines secrètes, pour oublier, enfin !

Mais comme il lallait à ce cœur sensible un amour honnête pour les jours de déception, de pluie, ou de solitude, un ixmour pot-aufeu, qu'il put retrouver au fojer paternel de sa tante, M. Anatole avait jeté les yeux sur la sentimentale V^ictoria.

C'est à elle qu'il avait destiné l'emploi flatteur de remplir les vides de son ànie et de combler les lacunes de ses passions extérieures.

Mademoiselle Victoria se croyait uniquement aimée et vivait dans l'aveugle foi que les fleurs de l'hymen remplaceraient un jour pour elle celles des amours!...

Tout à coup la porte de latelier s'ouvrit, et Anatole, entrant comme un ouragan, jeta son chapeau sur le comptoir et s'écria d'une voix de chantre enroué :

— En voilà, une farce, une vraie farce !... Le père Daquin qui se marie!... Ce vieux colimaçon sorti de sa coquille, et qui ne peut nian(juer de jouir, à ce titre, d'un des plus charniants attributs du mariage !... Le père Daquin i)rend une femme!...

«i Vous nie direz peut-être, continua-t-il en imitant le ton d"un vendeur d"orviétan, qu'est-ce qu'il en fera ?

u Ce qu'il en fera, mesdemoiselles, tout ce que l'on peut faire de ce sexe aimable, (juand on possède trois douzaines de printemps, et autant d'hivers , sans compter les automnes!... quand on jouit d'une colleclion de rhumatismes à faire le bonheur de tout un hôpital !... quand on y joint un catarrhe, un asthme, et quelques autres agréments de même nature !... Eh bien, messieurs et mesdames, cette vénérable momie va unir son sort à celui d'une créature quelconque de la plus belle moitié du genre humain !... et j'en ai la preuve, car rhoimête Antoine Daquin est venu lui-même hier commander un contrat chez mon respectable patron, M. Bonarai ! »

Un rire général suivit la pompeuse harangue de M. Simonet.

Et toutes ces demoiselles se récrièrent à la fois sur le bonheur de la nouvelle épouse, dont Anatole ignorait le nom.

— Je donnerais tout au monde pour la connaître !... dit Julienne.

— Et moi pour lui faire mon compliment!... ajouta Joséphine.

— El moi pour l'encourager à épouser ce brave homme!... dit Victoria, qui, sauf le |>h}si(iue de M. Daquin, avait un goût prononcé pour les millions qu'on lui supposait; car si l'argent d'un vieux ne sert pas à enrichir une vertueuse jeune fdle, à qui donc profitera-t-il?

— Mais à toutes les jeunes filles, en génélal et en particulier!... reprit Anatole, se dessinant en vrai Fronsac; ça serait plus juste, et plus gai... on s'arracherait le Crésus , on le mijoterait, et il expirerait dans six mois, de IrufTes et de hoidieur, en laissant dix veuves épiorées qui se partageraient sesjaunets et ses vieilles perruques!... Voilà un sort digne d'envie !

— M. Anatole, dit Victoria d'un air pincé, vous [)rèchez là une affreuse morale, et vous n'êtes qu'un gros luxurieux , pour le quart d'heure!... Mais, plus lard, on verra...

Le don Juan de l'étude de M. Boiiami n'eut pas le temps de répondre à la pudibonde V'ictoria , car une des jeunes filles, sortie; depuis (]iielquc temps de l'atelier pour

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