‹ Un mariage extravagant [microforme]Chapitre 10 sur 44 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

4 UN MARIAGE EXTRAVAGANT ... 45 om, n'est-ce pâs, :

‘fille. Toutefois 4 aîtresse. Dans un sens, je la’craignais et ne l'ai-

> moment conve. Mais pas, et pourtant j’éprouvais un singulier senti- 11 de côté et nou Ment de compassion pour cette faible petite créature, est un bon vieu: ! complét ment désolée dans sa jeunesse et sa beauté, ordon Kennedy Miisée et ‘perdue dans le monde à dix-huit ans.

rai les initiale « Elle était à sa place accoutumée, près dela fenêtre, dans des année ès-calme, son beau visage lisse comme du marbre dans moi noûs nou brume, son regard sombre et plein de tristesse fixé

urs et partout l’espace où l’obscurité gagnait peu à peu la rivière 4 le paysage. Tout allait-se terminer pour elle cette

* saignait ets it : elle allait quitter son abri, tout dangereux qu'il

e dlait nero t-pu être, et demain elle allaït se lancer dans ce , voulait. Je ne onde si vaste, si impitoyable, avec sa splendide Bettine pouvai ue etson chagrin, pour y retrouver sa voie. J'étais e; moi, je sorti yée de la terrible histoire de son passé et je me SRE inandais si cette épouse belle et délaissée était à lement après k MiiRindre ou à blâmer. :

i passer la jour Les heurésdela soirée passaient. dix, role e je revins, j À aient sonné et elle n’avait pas bougé. Un peu avant re endormi, ne nuit, je me glissai sdns bruit pour monter à ma : eloppé, Bettine! ambre avec l'enfant dans les bras. La petite femme

ide mobile, avec sa face de marbre et son à dé- R était encore à la fenêtre.

embrassant 4 6, 6 | | 1 «Le jour suivant le ciel était clair et sans nuaépondit Bettin ARS. Bettine se leva de bonne heure pour préparer le riser le cœur Pieuner. Dans les derniers temps, je servais moi-

s la dose de k'Rme ma maîtresse. Elle garda un silence de mort on pauvre pe MR lle mangea, toute prête à Partir, dans sa toilammé pendan tte de voyage d’un gris:sombre. Il yavait un train le roche, al neuf heures; il en, était huit et demie et la voiture. | DOME endait à la porte. Elle se pencha un moment sur __ Saltmarsh, soil n enfant; mais, mêmié à celte heure de la sépara-

défiais de m2 elle ne l’embraksa pas, et mon cœur s ns con- Le à e elle une fois encore. |

« — Ce que Bettine dit est bien vrai, pensai-je, Elle a une figure d’ange et un cœur de pierre. »

« Au moment où cette pensée traversail mon esprit, elle se leva et me regarda avec le charmant sourire qui m'avait ensorcelée malgré moi la première fois que nous nous étions trouvées en présence l’une de l'autre, ot qui réussit une fois encore à calmer mon ressentiment. Elle me tendit la main.

qui là viea été bien dure. Vous êtes une bonne fille e!

je garderai toujours un souvenir reconnaissant de vous : dans mon cœur, qui n’est pas trop tendre. Prenez bien | soin de mon enfant, vous en serez bien récompensée. | Je reviendrai peut-être dans quelques années pour le : revoir, qui saitf À tout événement, vous aurez une h * fois par mois de mes nouvelles, et si nous ne devons

ençore de votre fidèleet patiente société pendant tous ces mois. ».

« Ce furent les dernières paroles qu'elle prononça à Saltmarsh. Par un riant soleil d'été, Mme Gordon ; sortit pour toujours de la/maison à louer et de ma vie. « Je la regardai monter en voiture et reçus un dernier sourire de cet aimable visage et un dernier adieu de sa petite main gantée, qui s'agita à la portière, Puis le cocher fit claquer son fauet, et ils roulérent, au milieu de nuages de poussière, vers la vieille Québec qui, coquette et silendieuse encore, baignait dans une atmosphère ensoleillée ses rués escarpées, ses toits de zinc, ses flèches aiguës, et ses hautes’ murailles de granit. Mme Gordon était partie.

« — Adieu, Jeanne. Quand je serai partie, ne pen- . sez pas trop mal de moi... pauvre petite femme pour

plus nous revoir, laissez-moi vous remercier une fois

du mobilier vendu. J’al M. Barteau) mon retour pale le fame Maison à lo

« Elleétai tère, elle no core. J’écris « en avoir bes viens de rac que le prélud que si cette fe vent, elles ti cet homme, d heureux. Je r l'enfant. Un j utile. Si je me / sûres, afin qu

fant chez moi et renvoyé Bettine. Je gardai une partie

< Avant Ia tombée de la nuif, j'avais installé l'en |

Li]

isai-je. du mobilier et j’envoyai le re Québec, où il fut DOUÉ » vendu. J’allai, assez tard dan soirée, porter à | Ë Lu esprit, M. Barteaux la clef avec le montant du loyer, et à \

jourire

mon retour je plaçai moi-même sur la porte princire fois

pale le fameux écriteau. Saltmarsh était redevenu :

ine de Maison à louer. dre

r mon « Elle était arrivée parmi nous entourée de mys- . 4 Ps ière, elle nous quittait plus entourée de mystère en- AA

e pen- Æ core. J’écris ce récit dans l'intérêt de l'enfant, qui peut : 1 M

e pour D en avoir besoin un jour. Je sens que l’histoire que je LU

fille et D viens de raconter ne doit pas finir ici, qu’elle n’est | Al

le vous que le prélude de ce qui doit survenir. Il est certain

Z bien ensée,

que si cette femme et cette enfant vivent et se retrouvent, elles troubleront profondément l'existence de

our le cet homme, de ce Gordon Caryll, et le rendront mal- # une heureux. Je répète que j'écris ect dans l'intérêt de avons l'enfant. Un jour, ce que j'ai écrit ici pourra lui être

6 fois t tous

utile. Si je meurs, je dépose mon manuscrit en mains

- sûres, afin qu’on le lui remette et je le signe,

JEANNE KENNEpy. »

)nÇa à ardon a vie.

2rnier leu de ’uis le nilieu li, COatmo-

zinc, ranit.

Ten jartie

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