CES # D
Î tar En Su. Comment Pourrài-je vous Lit “ es dire?.… Votre mère est venue ici aujourd’hui, et elle l | Es ne m'en a pas parlé. Quand êtes-vous arrivé? Son .cheval
dainement son Cavaà terre et
res. Et comme demain matih par
! Eh quoi!
vêtement
| s'avança ’utie robe de crêpe
se fixérent sur lui.
« Me dire adieu! partir pour tout de bon!
péta-t-elle, Qu’est:ce que
son Cha-
… ré- 1 * Vous voulez dire, Gordon ? :
int à un
Re àveZ-Vous vu votre mère
ue Fe — Oui, Lucie, j'ai vu ma mère. Je viens de Caryl- A8 lynne. J'ai dit adieu .au
Puis, le
domaine et 4 ma mère pour toujours. » RL Elle s’arrêta et le lence. $es joues pâlissa À la lueur cristalline grave et désolant c
larté de petit eri mains.
ce pos-
Considéra dans un pénible siient et rougissaient tour À tour.
de la lune, elle pouvait voir le hangement qui s'était opéré sur
son visage défait, fatigué, tourmenté. Elle appuya ses deux mains sur son bras et le regarda doucement et avec commisération.
«Gordon... mon cousin, dit-elle doucement, est-
elle vraie cette histoire qu'on dit avoir lue dans les journaux et que tout Londres racontait avant notre départ? Elle doit être vraie, et cependant. Gordon,
dit-elle avec passion, j’aurais, préféré apprendre votre
mort!
— Vous n'êtes pas la seule, je crois, dit-il avec un rire terriblement indifférent. Néanmoins je l’ai fait. et néanmoins aussi j'ai eu assez de reproches et d’amertumes pour un soir. c’est le dernier, souvenez- VOus-en.. ne Vous croyez pas obligée à récriminer aussi £ontre moi. Ces jolies lèvres, ma belle cousine, n’ont jamais été créées pour dire des choses cruelles. »
Elle soupira profondément, ses mains toujours croisées sur son bras, ses yeux bleus, respirant la pitié, toujours fixés sur son visage. Il considérait mélancoliquement les lis de l'étang, qu’il coupait impitoyablement avec sa cravache.
« Je suis désolée..., je suis désolée. Mais votre mère, Gordon, elle vous plaint certainement et elle Vous pardonne? Je sais combien elle peut être ferme et résolue quand il s’agit de ce qu’elle considère. comme son devoir; mais vous, son fils unique, qu’elle aime si tendrement.…
— Elle m'a déshérité et exilé pour toujours. Tout cela est très-bien, Lucie. Je ne conteste pas la justice de la sentence ; seulement, vous savez, on s'attend toujours plutôt À de la pitié et au pardon qu’à la justice de la part d’une mère. :
— Mais elle n’a pas voulu dire cela: Ete était er colère. Elle se repentira et vous rappellera. »
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« Ilest un peu tard Pour cela. Ce qui est fait est fait je ne reviendrai jamais.« Elle
+ Comment at-elle png.
murmura sa Cousine les yeux remplis de larmes, vous son unique enfant. tout éo qui lui reste. vous qu’elle aimait si tendrement. Oh! tômment a-t-elle pu faire claf... Gordon, moi aussi, j’ai un fils, mon petit Eric, et jel’aime si passionnément, : si entièrement, que je - sens qu’il n’est pas de crime qu'il puisse commettre, fût-ce même un meurtre, qui pût pour une minute changer cet amour. Qu'il fasse ce qu'il voudra, oui, ce que le pire des hommes pourrait faire, qu’il le fasse, je l'aimerais encore et je le presserais sup, mon cœur. »
- Sa pâle figure se colora, ses yeux brillèrent, sa voix
——Cela-vaut-ilHe temps que cela prendra, Lucie? Ce
devint claire et élevée. 4
Son cousin la regardait avec tendresse.
« Oui, je vous crois, dit-il; mais vous savez, Lucie, il y a mères et mères, et la vicomtesse t@Dynely et Mme Caryll sont deux natures très-différentes. Je n’ai jamais, quant à moi, beaucoup aimé les Spartiates, toujours prêts à poignarder leurs plus chers et plus proches parents. Toutefois, je le repète, ma sentence est méritée et elle est juste.
— Gordon, dites-moi tout, voulez-vous? J’en sais
bien peu de Chose, j'ai lu les journaux, sans doute, mais encore. L
n’est ni une plaisante ni une heureuse histoire. Réellement, désirez-vous la connaître ?
UN MARIAGE EXTRAVAGANT x 65
pe | 66 UN Rue EXTRAVAGANT — Gordon! | —— Oh! je connais tout l’affectueux intérêt que vous me portez, ainsi qu’à lout..çe qui me touche, ma très-bellé cousine, et je n'ai pas l'intention de vous fatiguer des dé . Dieu ! quel fou j’é entêté, imbécile! idiot!
— Vous... vous l’aimiez donc, Gordon ?
— Eh bién, Qui, je crois que Cétait de l'amour, “cette fièvre aveugle et. stupide que sa beauté et ses sortiléges m’aÿaient causée. C’était une sorcière dont les charmes maudits jetaiènt tout homme au-dessous de soixante gns qu’elle r ncontrait hors des voies de la raison et dü bon sens. ourquoi jeta-t-elle son .dé- ‘ volu sur moi ? Elle avait la moitié du bataillon à ses pieds... C'était assez visible. J'étais le plus jeune, le
plus riche, le plus niais de tous à Toronto. Elle avait :
tourné des quantités de tes, mais non pas au point d’idiotisme nécessaire poffr se faire donner l’anneau de mariage. Je l'avais vue six fois seulement quand je lui ai demandé de m’épouser....vous pouvez à peine vous faire une idée de la profondeur et de l'intensité de ma sottise quand je vous raconte cela.
— Elle était belle, Gordon ? Te
— Elle était plus que belle, Lucie. Elle avait une beauté diabolique dontje n’ai jamais vu l’équivalent… à l'attrait de laquelle nul homme ne pouvait résister. une sorte de beauté méridionale, brune, aux riches couleurs. une beauté terrestre. Elle était petite, mais
tige d’un arbuste ; deux grands yeux noirs comme
et un sourire qui rendait fou.
Tous mes camarades , à Toronto, en raffolaient…
toasts du mess et le sujet des
ils de la folie d’un jeune écervelé. ” is ! Comme il fallu que je sois dupe, .
” conŸér se-tena préciai maine
fille ét doirs, 1
parlant “jours at avait b . pagnon tion des « Éco J'étais -à avait ét.
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é que vous se-tenaient sur la réserve à son endroit... elles Papuche, ma préciaient- par intuition, j'imagine. Après une se- . à dé Yons maîne de séjour’ à Toronto, le major Lowell et sà écervelé. ” fille étaient cités partout dans les salons, les bou+, sois dupe, doirs, les casernes.
— C'était une demoiselle Lowell? » demanda Lady Dynely d’une voix timide. Fe
l'amour, Une de ses mains était restée posée sur son bras et en tie parlant ils marchaient lentement, en tournant touière dont jours autour de l'étang. Aux Jours de leur enfance elle u-deésous avait beaücoup aimé. son brillant Cousin, son, comvoies. de pagnon de jeux. elle l’aimait beaucoup, d’une affec- » son dé: tion de sœur, se disait-elle… rien de plus.
Fa à + < Écoutez, vous allez savoir. Il y avait un an que jeune: le J'étais -à Toronto lorsqu’elle arriva, et cette année Ile “ie it: avait été morne et affreusement triste, sans autres au: point distractions que les exercices journaliers, la parade, ; ineau de + la routine de la vie militaire, les bals de D nd je lui les dîners, et les coquetteries provinciales des bellés no one Canadiennes pour en) rompre lamonotonie. Elle arriva, do ne et tout changea. Le major #Lowell amen#èsa fille
parmi nous, et il me sembla quéma vie C'était un vieux drôle asse} ait une alent… sister.
K riches €, Mais mme Ja comme ait fou.
aient. jet des
trai un soir d’automne- que je flânais sans but dans une des principales rues, habillé pour un de ces
an moi, etc Re oi DU “ Hama # us dé diners €