CHAPITRE I
L'ACADÈMIE ROYALE & : “ , ; Par une brillante après-midi d’une s néo de mai, tout Lond paraissait SOUS un ciel aussi Pur que celui de 1
- Combraient les Voies,
l'Académie Royale. F.
Les salles étaient pleines, bleines à étoufrer,'et rem- Hi #
plies d’une multitude de dames en En
de gentlemen se poussañt et se heurtant :
foule, est une foule quand elle serait co :
vêques. Des dandies
car C'était -jour d'ouverture de po
Mais une HE
de leurs traines soyeuses les tdbis moelleux ; de frêles jeunes filles au teint de lait et de roses et à la chevelure dorée.
L’horloge de Saint James sonnait quatre heures au moment où pénétraient dans l’enceinte deux dames et un gentleman qui s’avançaient lentement à travers cette foule mouvante et onduleuse et qui, même là,
attiraient vivement l'attention, L'une des dames
approchait de l’âge mr, blonde, pâle, pensive et comme fatiguée, avec un grand cachet de distinction dans chacun destraits de sa physionomie, dans chacun de ses gestes. Ce n’était pas elle qui attirait les regards. Son compagnon était un trés-grand jeune homme aux larges épaules, à l'apparence robuste, la force musculaire personnifiée, avec un certain air. militaire qui indiquait sa profession, une épaisse barbe et une moustache rousse, les cheveux coupés ras et des yeux clairs et gais. Ce n’était pas lui qui attirait les regards. La figure de Terry Dennison était aussi connue dans la ville que les lions couchants de Landseer autour du piédestal de la statue de Nelson, dans le square voisin. Cequiattirait les regards, c’étaitle troisième per-
sonnage de ce trio, une jeune fille grande, svelte, très-
gracieuse, dont le visage était d'une rare perfection et le port digne de tous points d’une impératrice. Une beauté brune avec une Carnation chaude, éblouissante, colorée, des yeux vifs d’une teinte noisette, une profusion de cheveux Chätains arrangés à la mode, une belle bouche bien dessinée et dont les contours accusaient la décision, et un air dont l’ensemble respirait la domination et disait à tous : Zncedo regina. Sa toilette était celle d'une personne qui vient en passänt, d’une simplicité négligée qui était la perfection de l’art. Une robe de mousseline de l’Inde, une