UNE SEMAINE DE RÉPIT
Mile ‘Forrester rentre dans sa chambre et, s’asi,j \eyant à sa fenêtre, à la façon des-jéunes filles, elle osée tombMontemple la nuit silencieuse et claire. Elle n’avait Mme Car; mais pris au sérieux jusque-là ce projet d’alre. Quant Miance. Elle avait dit, avec raison, qu’elle connaissait éprouviez, jiric Mieux qu'il ne se {connaissait lui-même. Elle erbe. entait que dans ses tournées vagabondes il pourrait oi, dit-il encontrer quelque part quelque bohémienne au viage enfantin, qui captiverait son cœur romanesque, oi. laiss@On, PAS SON Cœur, son caprice; et qu’il y aurait un ous les den Mrariage impromptu qui mettrait fin à tous les en- Ller, réponMiuis qu’elle endurait. I1 était précisément homme à se usser bel Wroquer du mariage, parce qu’à ses yeux c'était une e serait pMPL0se cynique, mondaine et correcte à fairé, et à s ât courir dMancer tête baissée, sur la plus légère provocation. Dublier un ancien amour pour s’embarquer dans un un ren nouveau, dans l’espace d'un moment, était le fort de
ord Éric. L & É errouse Bienh int François! Quel cha tilya ici! ) lenneureux saint François! Quel changement il y a jei! us répondre Rosalinde que tu disais aimer si tendrement, LS les même Est-elle si vite oubliée? L'amour des jeunes gens réside donc
Non dans leur cœur, mais dans leurs yeux.
airdelurM Dans leurs yeux... justement. Rien nè pourrait mieux convenir à la majorité des jeunes gens. Cela s’apbliquait certainement À Éric. Oui, les chaînes de roses le quelque jolie voleuse de cœurs pourraient attacher -
190 ÜNÉMARJAGE EXTRAVAGANT
les pieds d’Éric, et élle, France, ne serait plus ton. ie : mentée sur ce point désagréable, 3 contrain | C'éfait là ce qu'elle avait pensé. Elle ne détestait pa A a. Éric. Elle -l’aimait plutôt; elle riait à ses déclar: M DAS : tions d'amour, elle parodiait ses jolies phrases, el PRE contrefaisait son débit traînant, langoureux, fatigui A M F elle imitait ses manières, et elle le traitait beaucoy M 1602 Le comme elle traitait Tèrry, avec une sorte d’amica er nn affection de sœur afnée: seulement elle éprouva ce RE pour Terry une estime réelle, qw’elle n'avait jam ? cho eue pour Dynaly. 2. ne P « Je ne pourrai jamais épouser un homme comme Rs vous, Éric, avait-elle coutume de dire. Vous avez de ee FR traits beaucoup plus jolis que les miens, et je n’aim mais! Je ne pas les jolis garçons, Vous frisez vos Cheveux, vor vous seriez cirez votre petite moustache, à peine perceptible, et que mon Vous vous, parfumez comme un -Valet, vous penser vieux genre plus à votre toilette et vous y perdez plus de tenx vous aimer j . qu’une jeune duchesse, et vous n'avez pas une on® j'épouserai de raison, dans toute votre personne, de la tête a ; a En vie pieds. Maintenant, moi, si j’ai une faiblesse, la voici: en tirant le je veux que l’homme avec lequel je me marierai soit Annals un homme et un homme intelligent, Vous, mon pauvre — Oui. 01 ric, vous n'êtes pi l’un ni l’autre et ne le serez ja se Oh! : mais. Et d’ailleurs vous êtes trop beau. ue pres — C’est la première fois qu’uné femme trouve cel ainsi Il ne à objecter à l’homme qui l'adore, avait répondu Éric ae ë — Vous êtes trop beau, répétait Mlle Forrester, lord j avec un soupir de regret. Et par-dessus toutes choses, ce — Sans ni qu’un homme peut le moins Supporter, c'est la beauté.
dites. Ce ne se un élégant ma de lui-même | efort, u
Son visage lui tourne la tête, Vous êtes un fat del plus belle eau, mon cher ami, un dandy par excellence. Quoi! vous le savez bien, s’écriait France avec indigne ton ; votre sobriquet à Eton n'était-il pas Beauvisaget
UN MARIAGE EXTRAVAGAËT 191 | — Je sais cela, oui.
contraint.
— Ainsi vous le voy - matériellement impo | Mile Forrester; cela. Je ne vous e façon générale,
it plus tow.
- répondait Éric avec un Sourire
détestait px ses déclars phrases, el UX, fatigui ait beaucoy te d’amicah e éprouvai avait jamaï
ez, C’est tout à fait impossible, PR:
Éric, concluait
non-sens, parce que vous.
— Jamais, France. réellement?
— Jamais, Éric. réellement: jamais, mais! Je ne voudrais pas me mari
1me comm US avez dé t je n'aime VEUX, vou
DE | vous seriez le dernier homme qui. restât au mondé niv perceptible el que mon refus dût entraîner l'effroyable perte du’ er hrs OS pense vieux genre féminin. Je suis trop votre amie pour ne
ÿ Ur vous aimer jamais, et je prétends aimer l’homme que re
Le 5 es j'épouserai. Les
>, la voici:
rierai soit 10N pauvre è serez ja
uts cirés de sa moustache, s'amusât vivement d’ailleurs.
— Oui, oui, en vérité, je l'aimerai de tout mon Cœur. Oh! vous pouvez rire dans votre sagesse -supérieure, presque divine, d'homme, mais je l’entends ainsi. Il sera pour moi un roi par
mi les hommes. | “— Sans peur et sans reproche! ajoutait le jeune lord. + Ai |
rouve : cela ndu Érit.
Forrester, ; choses, ce la beauté.
fat de L xcellence.
— Sans peur et sans reproche, dites. Ce ne sera pas un homme dé la ville, yn citadin, un élégant Mannequin de son taïHeur, trop amoureux de lui-même Pour aimer jamais sa fem
: 7e "emme, mais yn homme fort, un home brave, un héro
Oui, comme vous le
LA
| — Je suis le capitaine Jinks, des Plongeuré à cheval,
-fredonne Lord Dynely, cette chansonnette populaire,
étant alors dans toute sa vogue. L — Un homme què je puisse regarder etde qui je puisse être fière, qui tasse quelque chose-sur terre, qui soit tout autre chose en ée monde qu’un superbe dandy qui di. “vise ses cheveux sur le milieu de lx tête, qui porte de la pourpre et du lin, dont la plus importante OCCupation «t le but principal de Ja vie est d'être aux
pieds des femmes, leur débifänt l’éternelle passion qui
le consume, un gentilhomme dont les amours sont .… äussi nombreuses que les étoiles, et pas de moitié aussi . durables. » 7 EN 4 C’est de cette façon animée que Mlle Forrester avait: ‘ Phabitude de rebuffer son amoureux futur, et qu’elle . avait quelquefois réussi à piquer Éric, qui la quit. ‘tait mécontent. | Une jeune femme aussi décidée que cela, à seize ans, que serait-elle donc à vingt? | +” Il la plaignait de son manque de goût. Les autres demoiselles se déclaraiént vaincues par ces beaux yeux bleus, pour lesquels’ Mlle Forrester exprimait un si profond mépris. Il n'avait jamais prêté une sé rieuse attention à toutes ces déclarations de France, jusqu’à ce soirAà syr la terrasse. Mais, ce.soir-là, sur la terrasse, Lord Dynely était sérieux, enfin. ce Quant à elle,-ses propres paroles, prononcées deux années auparavant, lui revenaient mainfenant à la mémoire.
€ Il sera'un roi parmi les hommes, un homme dont le nom sera inscrit au livré de la renommée. » Avait-élle, en ce moment, trouvé cet homme? Oui,
depuis qu’elle avait mis la-main, dans l'atelier, sur le tableau, /a Dernière Séparation, elle avait connu |
vait senti q ue, entre to ait vu que c Et maïnten ‘années est « Éric était r
ï s'en moqüa Mile Forres
imée et la plus issi. Et: cepen y forçait.… si Iles... , Chagriner ce errible pour sa aractère et d’un
TN MARIAGE EXTI
ris comment “il s'était fait plus doux,.plus beau; plus étés de sa vie passée, Elle ii je puisse Mvait senti que’son' Cœur silencieux s'était éveillé etaisoit tout ue, entre tous les hommes, grands Ou petifs, elle n’a. y qui di. Mait vu que cet homme
i porte de Et maintenant un dutre la réclame; le.jof"a e OCCupa. ‘années est de
UN MARIAGE EXTRAYVAGANT
À cheval a vérité; elle avait comp
populaire ue cetété lui avait paru ) eo Q Mrillant que lés dix-huit
e fe Ÿ
ë tant venu une chose mortellement sérieuse.
être aux Éric était revenu de ses Promenades à l’étr
anger, assion Qui gagé de toute entrave et | et ce Projet'que leurs . ours sont itié aussi ne n ee ngagé. Tout cepté. æ vi ntiment trés-élevé de, t fière. S’en aller co rir mme avait dit Éric, édeit, possible pour elle, Elle n'était as le moins du monde coquette. Dés hommes l'avaient es autre, Minirée, aimée, recherchée en marfage: mais l'erreur . 8" beaux Mt leur fait : jamais elle n’y avait donné lieu d’au-. xprimait Mme manière. ; - e é une sé Si véritablement, à ce moment, son honneur et sa . France, Mrobité se trouvaient Comprômis dans cette affaire, ‘ r-là; sur lle épouserait Éric. 11 ne l’ajmait pas : cela “lle le avait, elle l'avait toujours .su. Si ‘elle se mariait es deux vec lui, elle serait la plus malheureuse, la moins ant à la née et la plus négligée dés femmes : elle le savait issi. Et’ cependant s’il l'y forçait.. si Lad Dynely me dont M7 forçait.… si Mme Caryll ly forçait… que ferait. , lle? , rase a So
ne? Oui, Chagriner ceux/ qui l'aimaient était une épreuve r, sur le rrible pour sa n
ature généreuse, et canit d'un t’connu ractère et d’un âge auxquels le sacrifice &SdI-même | DS LENS EXTRAVAGANT |
ster avait‘ t qu’elle la quitseize ans,
et l’abnégation paraissent une grande et glorieug chose, Oui, cela devait la décider dans cette &rog. stance. Si Lord Dynely exigeait l’accomplissement
la promeëse faite, elle épouserait Lord Dynely.
Alors, au sein des vapeurs de la nuit claire, la figun
de Locksley se montra. Ces yeux sombres, grava ” pleins de reproches, ce front puissant où la peng s’abrite, ces lèvres à l'expression ferme et résolu cachées sous cette barbe d’or bronzé, France les tro vait les plus beaux du monde. Elle se couvrit le visage de ses mains, comme pour chasser cette apparition.
« Je ne puis pasl.…. je ne puis pas! dit-elle. Je w puis pas épouser Éric. C’est trop égoïste, trop pa généreux, trop cruel d’exiger l’accomplissement d'un promesse que je n’ai jamais faite. »
En ce moment, une autre vision se présenta à elle une vision de ce que pourrait être son existenæi elle était la femme de Locksley/ Seule dans ce silene de minuit, à la clarté de la lune, sa figure rayonm, ses yeux brillérent d’un doux éclat. Avec sa fortune à elle et son génie à lui, aimant, aimés, quelle magni fiqueet parfaiteexistence s’offrait à eux ! Car il l’aimait: dans chaque battement de soncœur, dans chaque fib de son âme, elle le sentait.
Et soudain, les mots qu’Éric avait prononcés san intention lui revinrent à la pensée.
« Un de ces hommes mystérieux qui ont une époux coupable tachée dans quelque partie du globe. »
A ce souvenir elle frémit. Y avait-il quelque chow dans ces paroles, autre chose qu’une malicieuse ini: nuatioñ de jaloux? Il y avait cet étrange table Le Crépuseule…. ses propres réflexions si étrange sur Ce sujet. Se
Qui pouvait révéler le secret qu'il y avajt dansk
+ ren
passé de ce quelqu'un toutes les mune.
Elle souf se leva tout Elle était descendit :
éducation «
ici, ou bien:e net vient-il à Il me faut ce
‘T80nn6 ou d noÏhs son effet «Je doute |
> et gloriery cette &tron.
plissement ynely.
laire, la figu bres, grave, où la pen 1e et résolw ance les trou:
vrit le visag apparition, lit-elle. Je w to, trop pa sement d'un
Elle soupira. Le fil de se léva tout à
hez Lord Dynely.
. Est-ce jour de séance de Locksley ? demanda-t.i] après déjeuner ; j'ai envie de voir le portrait. Vient-il ici, ou bien: est-ce VOUS qui allez Je trouverf Maho-
net vient-il 4 la Montagne, ou la Montagne... ete. ? Il me faut cette Copie dont ‘ai parlé, France. La possession de l'original ne me suffit pas. Ïl me faut aussi l’image qui le représente, » ) Ceci était dit tendrement, à voix basse, avec un égard qui eût pu être
Sie
un nom, Comme lui, ne s’adonnent pas, en général, j la peinture du portrait. Le voici. »
Elle avait rougi en disant cela. Ses joues päles
ne
détails m:
la ressem
prirent une teinte qui rivalisait avec celle de sn La figu vêtement. vaporeux.
Lord Dynely s’en aperçut et fronca le sourcil, me. RM irréprocha talement s’entend ; car une chose aussi laide qu'n M et l'artiste froncement de sourcils gâte souvent le charmant poï M profondeu: de ce front bas. idéalisée,
« Garçon distingué, ce Locksley, dit-il avec une. BW fique persc
” différence apparente. Jel’ai beaucoup connu à Naples. divinité.
Il peut raconter une bonne histoire et débiter un dis France r cours d’après-dîinée mieux que personne au monde. BR Oh! jamais Les gens parmi lesquels il vivait, tous peintres, avaient M qu’elle appa coutume cependant dé faire des allusions à cett Mtrès-peu de femme renvoyée. Il y en a une quelque part, soyeza plutôt un ar convaincue, et de plus Locksley n’a pas agi très-bie « Hum! dans cette circonstance, à ce qu’on dit. » la façon des
France se tourna vers lui et lui lança un regari MRPeignez une
de mépris glacial.
« Éric, ne soyez pas méchant. Je hais les homme efféminés, et il n’y a rien de plus féminin au mont que de médire de ses amis absents. Nous, que nous fs sions cela, passe encore; mais vous! Laissez-nous donc, je vous prie? nos droits de propriété sur cet usage.» le dire, mais Et se dirigeant vers Locksley, fière et gracieus comme une jeune princesse, elle lui tendit la mnMuit Éric. C’e avec un cordial salut de bienvenue.
«On peut jeter un coup d’œil sur le portrait, n'stl — Et je tr. ce pas, Locksley? » demanda Éric. rvient Terr) Locksley consentit, et l’on se dirigea vers la pièceoi France posait; Terry, qui survint, marchait à leu suite.
Le portrait est tout à fait inachevé encore, tous le %
mar rare de voi telle rend bic
n général à
joues pâle celle des
ourcil, mer laide qu'n armant pol
avec une:
u à Naplu.
biter un dis
au monde, res, avaient ns à cette rt, Soyez gi très-bien
à un regari
les homme n au monde ue nous fa nous dont, t usage.»
t gracieux dit la ma
trait, n'est
détails manquent; mais c’est une superbe peinture et
la ressemblance est frappante.
La figure ressort vivement sur un fond de draperie vaporeux. Un sourire sérieux se dessine sur ces lèvres irréprochables, les yeux ont une expression sereine, el l'artiste a réussi à les rendre lumineux dans leur profondeur, ce qui idéalise cette radieuse beauté. I] l’a idéalisée, sans en avoir Conscience... une magnifique personne à posé devant Jui. il à peint une divinité.
France regarde, elle aussi, et rougit profondément Oh! jamais elle n’a eu ce regard séraphique. Elle sait qu’elle appartient à la terre, elle est terrestre. il ya très-peü de l'ange en elle, après tout. Et il a peint plutôt un ange qu’une femme, +
« Hum! dit Éric en mettant sa main sur ses yeux à la façon des critiques, très-bien… très-beau, en vérité. Peignez une auréole autour de sa tête, et appelez-la sainte Thérèse, sainte Cécile une bonne fois... cela ressemble à ces sortes de choses. C’est un joli tableau, mais ce n’est pas vous, France; ce n’est pas là votre expression naturelle.
— Non, dit France à demi-Voix. Je suis fâchée de le dire, mais ce n’est Pas, en effet, ma, physionomie.
— Et je préfère votre expression naturelle, poursuit Éric, C’est très-bien, comme je l'ai dit tout à l'heure, mais cela ne Vous rend pas exactement.
— Et je trouve que c’est énormément flatté, » in-
rvient Terry lourdement.
France lui adresse un regard de sincère gratitude.
€ Flatté !.… Je crois bien, Terry, dit-elle tranquilleen Celle figure, M. Locksiey l'a péinte d sa manière de voir les choses dans l'intérieur de soh âme, ‘elle rend bien ce que pourrait être France Forres-
198 UN MARIAGE EXTRAVAGANT ( ter, mais non pas, je suis fâchée de le diré; ce qu'elk est en réalité. » | -
-Locksley ne prend aucune part à la discussion: il poursuit résolüment son travail, Terry bâilk bruyamment, siffle impitoyablement, met ses mais dans ses poches, et suit les mouvements de artiste jusqu’à ce que France, dont il agace les nerfs outre
mesure, lui ordonne péremptoirement de s’en aller ” Éric flâne, il regarde à l’une des fenêtres dé k chambre, il a l'air vraiment patricien et superbe avec son vesion du matin en velours noir, qui faitres sortir à merveille la blancheur de perle de son teint et sa belle chevelure. Il reste tout le temps deh séance, et lorsqu'elle est terminée, il suit France dans le jardin italien. Il l'accompagne comme son ombr toute la journée et lui adresse, quand il le peut, de tendres discours,
Au dîner, même manège. et le soir C'estencore pire. Son amour est réellement et véritablement sérienx pour le moment. Tant qu'il a été sûr d’elle, il était in. différent; aujourd’hui qu’il voit une chance possible de la perdre, il travaillé avec ardeur à la convainc de sa passion. Elle aime Locksley, et Locksley l’aime... il le voit, Le coup de l’épause cachée à porté. Le monstre aux yeux verts, la jalousie, souffle sur « feu, d'abord léger, de son amour, et le transtormeen mn foyer ardent, Il obtiendra Mlle Forrester, ou il cornaîtra le motif de ses refus.
France supporte tout cela tant qu’elle peut. Mai * cela ne peut durer longtemps. La patience et h douceur n’ont jamais été, dans aucun temps, ses ver: tus dominantes, Comme Éric, appuyé sur le piano, sr charne pendant une heure à la tourmenter, le lôga fil de sa patience se rompé à la fin.
Ils'en va « Comme agréable, je tout à fait d
—Je le voi semaine au me tourmen Yous avez so
— Qui parle
; ce qu’elle
discussion:
'erry bäilk t ses mais
de l'artiste nerfs outre ) s’en aller, tres dé h et superle qui fait res le son teint emps del 'rance dans son ornbre le peut, de
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Locksley ée a porté.
iffle sur « Jrme en un ou il con
eut. Mai nce et la s, Ses verpiano, ##
, le lèga
« Éric, laissez-moi tranquille un moment, s’écriat-elle. Allez jouer aux échècs avec votre mère, allez causer avec Terry ou avec M. Steeves, allez faire la cour à Mlle Hanford, allez fumer un cigare au frais, tout ce que vous voudrez enfin; seulement laissez-moi tranquille. »
Il s'en va, son orgueil est vivement froissé.
« Comme il vous-plaira. Puisque je vous suis si désagréable, je suppose que je ferais bien de m’en aller tout à fait de l'Abbaye.
—Jelevoudrais, répond-elle cord ialement, pourcette semaine au moins. Vous m'irritez outre mesure en me tourmentant ainsi. Laissez-moi, Éric, si réellement ‘ous avez souci de la détermination que je prendrai.
— Si réellement j'en ai souci l.. répète-t-il d’un ton de reproche, —Plus Yous serez généreux, vos chances. Quand la semaine ous voulez, pour. pour avoir votre réponse.
— France! et si cette réponse est favorable! Si! var le ciel, il faut qu’elle le soit! s’écrie-t-il,
— Alors, dit-elle d’une voix tremblante et en délournant la tête hors de la lumière des candélabres, alors vous ne m'entendrez plus jamais me plaindre de vos assiduités. » È
Il lui prend Ja main et la baise.
« Je m'en irai, dit.il doucement; pardonnez-moi, France; mais la pensée de vous perdre est si. Non, reprend-elle d’une voix presque affligée. Où lr'ez-vous ?
— Dans le comté de Lincoln, chez Sir Philippe Carruihérs. J'ai une invitation pour le château de Carrurs depuis deux ans, | — Qui parle du comté de Lincoln? demande Terry,
plus vous améliorerez sera finie, revenez, si
apparaissant. J'y vais. Est-ce que vous allez repar. tir, Éric? | — Oui, pour une semaine, pour le château de Car. ruthers. Vous êtes de ce pays, Terry : connaissez-vow cette propriété?
—Comment ne la connaîtrais-je pas? Elle est, à troi milles du vicariat de Starling. Je serai bien ais ‘de vous y rencontrer, mon cher. C’est un eñdroi des plus poissonneux ; les torrents y fournissent le meilleures truites de toute la contrée, et on y trour la meilleure chasse de tous les environs. N ous...
Nous chasserons l'oùrs et le bison, nous tirerons le racoon sauvage. Nous adorerons Mumbo Jumbo, dans les montagnes de la lune,
— Et, murmure France, il y a neuf gentilles demoi. selles Higgins, n’est-ce pas, Terry ? Ne laissez pas Éri braconner sur vos domaïines; c'est sa manie, vow
- Savez? »
France est redevenue maîtresse d’elle-même. Li perspective d’une semaine de répit la tranquillis Qui sait tout ce qu’une semaine peut-apporter de Changements dans la situation ?
Il fut convenu que les deux jeunes gens partiraient ensemble. On avait enfin obtenu le consentement de Lady Dynely.
. Mais rappelez-vous, dit-elle au départ, en regardant anxieusement Terry dans les yeux, rappelez Vous que vous devez être de retour dans une semaine,
“ei que pendant ce temps-là vous ne devez rien dire à Mlle Higgins. J'insiste là-dessus. Quand vous aura entendu ce que j’ai à vous dire. »
Il la regardait avec un étonnement inquiet. Que pouvait-il y avoir, pensait-il, qui pût imprimer sur ke
Visage de Lady Dynely cette Pâleur et cette expression:
de crait obéirait Elle a rance, € quand, :
partir l qu'ils eu « Jer tion, no hommes son, je cc dans la b vie d’une — Fra mains de devez dor lesais. Qu — Dans — Et ve — Lady Mander cel dra la récl.
Lady Dy un profond « Je fera Dieu, pours en dépenda; Consenteme n'irésiterais fallt me ré pable d’aime Dynely, il f.
quelquefois | rTais l'aimer
de crainte? Quel secret se cachait là-dessous ? Il lui
obéirait en toutes choses, ce ; Elle avait à peine besoi He l'E
rance, et malgré cela el FAR
allez repar.
teau de (ar InaÏsSsez-vous
[le est, à trois ai bien aiy un eñdroi rnissent le on y trouw Nous...
tion, nous au hommes sont
On Sauvage.
| lune,
illes demoi:
SeZ pas Eri 1anie, Vous
-même. La ranquillise, pporter de
— Et votre réponse sera?
— Lady Dynely, vous n’avez pas le droit de me dé- Ji mander cela. Quan
d la semaine expiréès Éric revien- du 4 Ps dra la réclamer, je la lui donnerai à lui-même. » Lady Dynely lâcha ses mains et se détourna avec un profond soupir.
« Je ferai mon devoir, je l'espère.
Dieu, poursuit France avec calme. si le en dépendait, si réellement il m'aimait, après le tacite consentement que j'ai donné ces dernières années, je . n'hésiterais pas une minute,
fallüt me rési
partiraient tement de
je le demande à
en regar- bonheur d’Éric
rappeleze'semaint, ien dire à ous aurez
imer autre chose que lui-même. Oh! oui, Lady
Dynely, il faut bien que même Vous, vous entendiez quelquefois la vérité sur le Compte d’Éric. Je pour- TS laimer sincèrement comme un frère... être
uiet. Que mer sur le X pression
fière de sa beauté, de sa bonne tournure, gomme vous lêtes; mais comme mari, si jamais il devenait le
mien. je le haïrais. nu
— France! .
— Je vous froisse, je vous irrite, n'est-ce pas? Cela est vrai pourtant, et ‘il serait fatigué de moi avant que la lune de miel fût passée. Si nous nous marions ensemble, ce sera une erreur fatale que nous commettrons ; et pourtant, sitous vous mesommez de réaliser ce pacte, que me restera-t-il à faire, sinon me rendre?
— Vous êtes une fille romanesque, France. Il vous faut un héros, un chevalier Bayard, un Lancelot. Ma chère enfant, on ne nous en a pas laissé un seul. Comme les fées, ils ont quitté l'Angleterre, il y à bien des années, et ils sont passés de môde avec le joutes et les tournois. Vous épouserez Éric, je le pré ois, et vous en ferez un homme. Il ira au Parlement, y prononcera des discours, et il sera l'époux le plus dimant de la plus belle et de la plus heureuse des é uses d'Angleterre. Oh! France, épousez mon fils. Je te aime tant tous deux, que je mourrais de chagrin i ce mariage n'avait pas lieu. : F
— Et sil s’accomplit, c’est moi qui mourrai de chagrin, répond France avec un petit rire singulier. Ne parlons plus de cela, ma mère. N ous avons promis d’aller chez les de Vere, n’est-ce pas? Nous avons une se maine de grâce, et il peut survenir bien des choses dans une semaine. J’ai la conviction intérieure la plus profonde que je ne serai jamais Lady Dynely. »
Le lieu que maisc heure dou les person leurs nom de dragons tième fille Starling, e
Une bea cela peut « de roses, | sède. Si vw quoise au r veriez en e rose ornée
vous avez d un menton
nébuleuse de gins jouissa cherchez un ‘votre main, Une tige de ment votre i lsse tendre sur une cer den avait F aucune, En :
ime vous venait le
pas? Cela oi avant
arions
mmetréaliser rendre?
ù Vous elot. Ma n seul.
a bien >» joutes é ois, et t, y proaimant épouses Je | Vous rin si ce
| de cha- .Nepars d'aller une sey choses eure:. la nely. »