CHAPITRE X Il y eut pl
eur. de Ter
RÉFLEXION | see el qu’il }
E et cendres de
;. | € SES ŒUY
Cette nuit-là, pour la première fois, dans la vit 11 s'assit et quatrième année dé sa vie, Terry Dennison veila4 ll, Lord Dyn
. réfléchit. Réfléchir!. De toutes les expériences not Ent l'éxisten
velles, celle-ci était assurément la plus nouvelle das M: ‘Vicomt l'existence de ce jeune homme si éminemment imé Manx dans L fléchi. | FR ; teau” dans
Le bon et le mauvais de la vide Terry, et il Java Etat de reven eu beaucoup des deux, ayâit toujours été fait san
C ; ait faire Cry préméditation : en toutes-choses il avait agi naturelle D phisir un : ment et involontairemeñt, sans y avoir pensé dl} Toutes ces. vance. Maintenant, il était appelé à régler les dest- Mu yeux, com nées de quatre personnes : la sienne, celle d’Éric, @leR 1 était des
| go AT Dynely, eticelle de la petite Christabel. trop longtemr
Quelque chose comme un sourire effleura ses lèvre D endre compte
(à cette pensée : être l'arbitre du sort du brillant Éri
la pouvait c et de son avenir tout entier. lui, Terry! aciens titres
Mais ce sourire disparut promptement en entrant lus considéra dans sa chambre, quand il posa sur la table le pet Elamer ou à al paquet que Sa Seigneurie lui avait remis, et qu'il vit Pendant que
sur le papier jauni l'écriture à demi effacée. Le père ur battit bie qui l’avait si maltraité, qui ‘avait plus maltraité er My définitive, e core sa mère, avait écrit cela. avait fait des efortnt prendre o: pour lui faire rendre justice, alors que cette justice Vait à se décid rendue nie devait plus lui occasionner le moindre er On appelait 1 nui. Il avait servi Satan pendant toute sa vie, etil
her ne D ulôt une 4m avait voulu faire enfin sa paix avec le ciel, au prix d
UN MARIAGE EXTRAVAGANT 237 n'importe quel sacrifice, pour ceux qu’il laissait der.
rière lui. Il avait vécu une vie de sensualisme et de fautes, et il avait voulu offrir la lie de cette existence coupable à son Créateur. in Il y eut plus de dégoût que d'autre chose dans le eur. de Terry lorsqu'il considéra cette écriture passie el qu’il penñsa à celui qui l’avait tracée, poussière et cendres depuis de longues années. 4 | € SES ŒUVRES LE SUIVRONT. »
an la vingt DS 11 s'assit et regarda devant lui. Il était le fils aîné Son veilla 4; Lord Dynely ; non plus le pauvre Terry Dennison, riences not Ent l'existence dépendait des bontés de Lady Dynely, ouvelle dan ais Vicomte Dynely, possédant, domaines et châament im Eaux dans la moitié des comtés d'Angleterre, un : hâteau' dans .les Highlands, une villa à Ryde, et un €Ù il yarat ht de revenus aussi long que sa généalogie. Il pouté fait sans Mit faire Crystal Lady Dynely. Son‘visage se colora gi naturelle Be plaisir un moment à cette pensée. pensé à l'E Toutes ces brillantes perspectives se déroulaient à : r les dest: Es yeux, comme un resplendissant avenir. d’Éric, œlkS 11 était des moins intéressés; mais il avait vécu tabel. rop longtemps dans la haute société pour ne pas se a ses lèvres rendre Comple du changement complet et radical que jillant Éri ul pouvait opérer dans son existence. Un des plus | aciens titres du Royaume-Uni, une des fortunes les en entra ins considérables. voilà ce qu'il était appelé à réble le petit Eimer ou à abandonner.
et qu'il vit ée. Le altraité en y définitive, des effort prendre ou lai ette justit Erait à so décider.
i On appelait Terry Dennison un bon garçon. c'était a vie, et il nt une Ame simple peut-être, mais bon garçon au prix dé |
tout de même. Il avait peu d’ennemis et de nombrex res d’e
amis, mai$dans l'affection de ces derniers pour lui n'importe y avait une ombre légère, mais plus ou moins visibh rait com de pitié. Il était un d’entre eux, mais non pas tout sible. Or, fait comme eux. Ses manières et ses habitudes étaia possession primitives à un très-haut degré. Il n’était pas un vi simplemer veur comme un homme de leur classe doit l'être. ] Un ét ne buvait point, ou si peu que ce n'était pas la peine cnivant d’en parler; il ne jouait jamais; il ne pourchassait BR Elle airfai les femmes, mariées ou non, pour leur malheur, ] aimés, com était au-dessous de son âge pour tout Cela à m crrément. point incroyable. Malgré cela, les hommes aimaiat pu délibér Terry; ils riaient avec lui et de lui, et leur moqueri égoïste, rer n'allait jamais trop loin. C’était une bonne nature, D à flétrir st mais dans sa taille de six pieds deux pouces, dans gs trop deman muscles vigoureux et dans sa science approfondie de ble nature I Part anglais « d'atteindre le défaut de l’épaule » dus Il avait él certaines occasions, il y avait quelque chose qui inspi- D aurait pu le rait le respect. Dans les luttes annuelles entre l'Uni- irlandaise s versité et la Ville, à Oxford, Dennison avait toujours misérable ex été un des heureu champions. Dans tous les exer faire un crin cices du corps, il avait sa place parmi les plus forise EE Go Au con les plus habiles. C'était un fort chasseur devant le en toutes ch Seigneur là-bas dans les provinces; mais au bal ant, enfin, “dans le boudoir, à la cour et en fait de courtisanerie prouver, coû: Terry était décidément un garçon manqué. Puis sa per Il n'égara jamais son cœur chez les baronnes ot la furenr d’É les danseuses, les duchesses ou les actrices ; il n’enlew sur la table jamais la femme de personne ; il n'avait pas les allures Dis de colère d’un roué fascinateur d'aucun genre, et par cons d'irritation à
quent il différait, autant qu’il est possible de l'im giner, des héros de tout roman populaire moderne. Il avait ses défauts, ils étaient nombreux; il avaitses qualités, nombreuses aussi. et la générosité était la pre
de nombre rs pour luiil moins visible n pas touti tudes étaient it pas un vi loit l'être. I pas la peine rChassait pa malheur, ] 6 œlaàm Les aimaiet ur Moqueri nne nature; ces, dans ses rofondie de Jaule » dans se qui inspientre l'Uniait toujours S les exerlus forts et * devant le au bal ou urtisanerie,
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UN MARIAGE EXTRAVAGANT mière d’entre elles. Causer de la peine à une femme,
n'importe laquelle... à une femme qu'il aimaitet véné-
rait comme Lady Dynely... était pour lui chose impossible. Or, en réclamant à la face du monde sa mise en
possession de ses droits, il savait qu'il briserait tout
simplement le cœur de Lady Dynely. à
Un méfait avait été commis. certainement ; Mais, suivant Terry, c’est à pei lle y avait pris part. Elle aiiait son fils comm ‘de fils méritent d’être aimés, comme Éric Hamilton ne le méritait pas assarément. Comment donc, l'aimant ainsi, aurait-elle pu délibérément, sur l’ordre d’un mari lâchement égoïste, remettre ses droits héréditaires à un étranger et flétrir son existence entière? Lord Dynely avait trop demandé! I1 n'était Pas au pouvoir de notre -faible nature humaine de faire cela.
Il avait été frustré, mais non par elle. Quoi ! Elle aurait pu le laisser toute sa vie dans cette chaumière irlandaise sur la côte du Galway, mener la triste et misérable existence d’un Paysan. Qui aurait pu lui en faire un crime, dans l'ignorance où l’on était de tout cœlaf Au contraire, elle vient le chercher et le traite en toutes Choses comme son propre fils. Et maintemnt, enfin, elle lui révèle tout et se déclare prête à
Prouver, coûte que coûte, la vérité de son dire.
Puis sa pensée se reporta sur Éric. Il vit la rage et
h fareur d’Éric aussi nettement qu’il voyait le papier sr la table : les yeux bleus du jeune lord étaient livides de colère, son beau visage efféminé était pourpre d'irritation et qu'à la mort et disputerait pied à pied le terrain. La Smpathie du public serait pour lui; neuf points de à loi sur dix seraient en sa faveur; l’honneur et la Puissance se trouvaient du côté d'Éric : quelle chance
d'esprit de révolte. Éric lutterait jus-
lui restérait-il? 11 y aurait un procès sans fin à la Cour de la Chancellerie, le royaume tout entier retentirait . du scandale; le mariage irlandais, dans la célébration
duquel toutes les formes n'avaient pas été scrupuleu-
sement observées, serait contesté, .et peut-être même.
parviendrait-on à prouver qu'aux yeux de la loi œ mariage n'existait pas. En même temps, le cœur de Lady Dynely, cruellement atteint par la publicité et la honte de ces. débats, aurait été la victime la plus éprouvée de ce dramé. Non, non, eût-il été disposé À réclamer ses droits, eût-il été aussi égoïstement inté. ressé qu'Éric lui-même, la chose était impossible en présence de toutes ce$ probabilités. Mais il n’était pas dans ces dispositions. Pour lui, ce sacrifice était très. peu coûteux. Il n’avait pas la moindre ambition. &
nature, jé l'ai dit, était celle d’un jeune homme ordi
naire. La vie telle qu’on la lui avait faite le satisfaisait. Sa commission d’oficier, ses cinq cents livres par an, et Crystal pour femme, voilà ce qu'il lui fallait. Avec cela le monde pouvait s’agiter autour de lui, lui.ne demandait rien de plus au destin.
Un long soupir mit fin à sa réverie; d’un gesteil eut l’air de repousser l'affaire une fois pour toutes,
Il alluma un cigare, ouvrit le petit paquet de pa piers, et les examina. Le certificat de mariage, l’extrait de baptême, et la rapide et nette confession de son père, relatant son mariage avec la/fille du Galway, sous le nom de Dennison, il lut tout et le replia de nouveau.
« Pauvre âme! pensa-t-il. Elle a eu de dures épreuves à supporter. Non; Lord Dynely, vous avez fait assez de mal durant votre vie; nous ne vous en laisserons pas faire ‘davantage du fond de votre tre tombeau. LE