L.VDY NELMOOR. Etsibon... si Doble
M. DE VERPY. Oui-dà?
LADY NELMOOR. Jamais aucun homme n'a si bien senti tout ce qui convient au caractère et au cœur d'une femme.
M. DE VERPY. Vraiment!
LADY NEi.MOOa. U devine ses idées, partage toutes ses petiti s siisceplibilités...
M. DEVLI'.PY. \ oyez-vous ça?...
LADY NELMOOR. Comprend tout ce qu'elle peut éprouver , tout ce qui peut servir à son bo; heur.
M. DE VERPY Qui diantre se serait douté de pareille chose?
LADY .NELMOOR. Certes, il faudrait ime grande injustice pour ne pas trouver sa conduite et ses paroles pleines de bonté, d'esprit et de raison.
»I. DE vEiiPY. En vérité?...
LADY NEI.MOOR. Oui, mononcle...
M. DE VERPY. jMalepeste! M. Arthur a fait bien du cliemin pour un boiteux!
LADY NELMOOR. Que ditcs-vous?
M. DE VKRPV. Je dis, ma nièce, que je m'associe à vos inquiétudes, a votre trouble, car vous éte.s agtée , émue, comme quelqu'un qui aurait à réparer une erreur ou une injustice... envers M. Anhur! eh bien, nous réparerons celai n'est-ce pas .' ( // la regarde nia'ii ieusenirnt ) après votre mariage avec M. de Normont!
LADY NELMOOR, reculant cl comme frappée de stupeur. Mou mariage avec iM. de Normont.
M. DE VERPY. N'est-ce pas demain que nous signons le contrat?
LADY NELMOOR. Demain!...
M. DE VERPY. Sans iloute; est-cc que les vingt-quatre heures de réflexion...
MAGASIN THEATRAL
L.\nv NKLMonu, iv'ccmeiit. Les vingtquaire heures de réflexion prouvent que j'avais encore la pos.'-ibilité de clianger d'avis.
M. DE \EnPY. Certainement!... si vous trouviez qu'il y avait moyen de faire un mariage plus raisonnable!... est-ce que... Il la regarde avec intention.
LADY NELMOOR, maligne et caressante.
Convenez, mon oncle, que des gens inéchanspourraient trouver I\I. de Normont. .. cjuelque peu ridicule!...
M. DE vr.ui'Y. y\h ! ah ! et vous avez découvert cela aujourd'hui ! Tudieu I que de découvertes en un jour ! allons, allons !... j'y suis I et moi aussi, j'en ai fait une !