‹ Un martyr du désert, Jacques Roger, restaurateur du Protestantisme dans le dauphiné au dixChapitre 6 sur 27 · UN MA.RTYR DU DÉSERT · texte numérisé non relu

UN MA.RTYR DU DÉSERT

sur la rive droite du fleuve réclamait tous leurs soins. Seuls, Yilleveyre et Roger exerçaient un ministère suivi dans la province ; encore le premier ne faisait-il que lire dans les assemblées, expliquer le catéchisme aux enfants et diriger le chant des psaumes. Toute la fatigue de la prédication retombait sur Roger ; mais ils rachetèrent leur insuffisance et leur petit nombre par une activité infatigable. Des frontières du comtat Venaissin aux bords de l'Isère , et depuis Die jusqu'à Yalence, ils visitaient les Eglises, encourageant les faibles, ramenant les égarés, présidant de nombreuses assemblées en plein air ou dans quelque maison retirée et réalisant ainsi la parole du prophète : « Qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles, qui procurent la paix et qui disent à Sion : Ton Dieu règne I »

Assemblées nombreuses dans la vallée de Bourdeaux. — L'avocat de Reinier les calomnie. — Les habitants reçoivent des gaiiiisaires. — Outrages et vexations ; maisons démolies ; protestants mis en prison. — Médavid triomphe. — Roger et Yilleveyre collectent en faveur des victimes de la persécution.

Villeveyre fut reçu proposant et commença de prêcher en 1718. A cette époque Martel revint en France et nos trois prédicants recommencèrent leurs courses d'évangélisation. C'est aux environs de Bourdeaux qu'ils trouvèrent l'accueil le plus empressé. Pendant six mois ils convoquèrent, tant de jour que de nuit, de nombreuses assemblées qui réunissaient parfois de quatre à cinq mille personnes. On s'y rendait de Bourdeaux, de Saôu, de Poët-Gélard, de Be-

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