UNITÉ DE LA MÉTHODE
jours rigoureusement appliquées jusqu’au bout à leurs parents, à leurs enfants et à eux-mêmes !.
Il pouvait se rencontrer entre eux des différences individuelles : 11 arrivait que l’un était plus habile praticien, l’autre théoricien plus subtil, Mais, comme dit Cabanis, « les dogmatiques raisonnaient l’expérience, et les empi- « riques expérimentaent le raisonnement ? ». Cela n'atteignait pas l'unité de la méthode, qui demeure toujours la même : partir des généralités parce que, inaccessibles aux sens, elles sont à l'abri de leurs incertitudes ; arriver par degrés aux phénomènes particuliers et complexes ; ne les considérer comme expliqués que lorsqu'on a réussi à les subordonner à un principe; ne les admettre qu'avec réserve ou les rejeter résolument lorsqu'on ne peut réussir à les faire entrer dans une catégorie déjà existante, ou lorsqu'ils contredisent les principes admis.
1. V. Guy-Patin, à propos de la saignée : Lettres du 7 avril 1645, du 4 février 1650, du 7 mars 1651, du 27 mai 1659, du 14 juin 1659, etc., etc. ?. Cabanis, Révolutions el réforme de la médecine, p. 105.