‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 108 sur 345 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Principes métaphysiques. — La nature. — La matière. — Les éléments. Leur simplicité. — Leur matérialité. — L'équilibre des éléments dans les combinaisons. — Le tempérament. — Théorie des tempéraments.

Caractère et conséquences de cette théorie.

L'on n'aurait qu'une idée fausse et incomplète de la psychologie de Fernel si on la réduisait à l’étude de l'âme humaine et de ses facultés. Pour lui comme pour les philosophes antiques, tout ce qui vita une àme ; aussi ne SaUraiton étudier l'homme isolément, et séparer la psychologie de la philosophie naturelle, dont elle n’est qu'une partie. L'étude des principes métaphysiques qui expliquent la constitution des corps matériels et celle des êtres vivants est l'introduction nécessaire à la science de l'âme.

Il n’est pas de mot qui revienne plus souvent que celui de nature sous la plume des philosophes et des médecins théoriciens. Mais 1l n’en est pas non plus dont le sens précis soit plus difficile à déterminer. Ni les auteurs de la collection hippocratique, ni Galien, ni Aristote lui-même n’en ont donné de définition explicite, et ils l'ont employé dans les acceplions les plus diverses. Fernel les a imités sur ce point, et1l est malaisé de démèéler exactement la notion qu'il y attachait.

La nature n’est pas à ses yeux l'ensemble des êtres ‘ concrets au milieu desquels nous vivons, ni l'universalité des phénomènes. C'est un principe « connu de tout le

« monde, évident par lui-même, n'ayant pas besoin

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