MATÉRIALITÉ DES ÉLÉMENTS
pelle. Il est à leur égard ce qu'une force résultante estaux forces composantes dont elle provient. Cette combinaison des qualités est vraiment la synthèse du divers dans l'un. C’est une nouvelle forme qui est née, réellement une el simple, puisqu'elle est la raison d'être du corps. Mais, au sein de cette forme nouvelle, les formes des éléments n'ont pas disparu. Elles demeurent dans leur intégrité, mais elles ne sauraient agir : leur conflit mutuel, el surtout Îa prédominance de la forme totale les empêchent de $e manifester et de produire leurs effets propres. En un mot, elles sont en puissance. Lorsque, à la mort, la dissolution du corps rend à chacune d'elles sa hberté, elles se retrouvent intactes. Chaque élément, avec sa matière et sa forme, est rendu à la vie universelle, prêt à entrer dans de nouvelles combinaisons !. Cette théorie ne diffère que par des points secondaires de celle d’Aristote. Fernel n’insiste pas sur le cinquième élément, l’éther, admis par le philosophe grec; mais il professe, comme lui, que les éléments sont des corps simples, qu'ils ont une existence matérielle, et que les corps composés qui résultent de leur union possèdent des propriétés tout à fait différentes de celles des éléments constitutifs. Ces idées ne diffèrent pas non plus essentiellement de celles des chimistes modernes. Ceuxci ont démontré que les éléments des anciens sont en réalité des corps composés, mais ils croient aussi à l’existence de corps simples, dont la liste n’est pas encore défimitive. Les lois des combinaisons, établies par eux, n'ont rien de contradictoire avec les théories d’Aristote et de Fernel. Ce qui distingue ces derniers de nos
D Phyol P 2"em. vit, p.0t.—- De abd. rer. caus.,-1. 4, ch. 1", p. #14, etc.