‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 130 sur 345 · DÉFINITION DU TEMPÉRAMENT · texte numérisé non relu

DÉFINITION DU TEMPÉRAMENT

ment. Les qualités élémentaires s opposant deux à deux, il s'ensuit qu'une combinaison où tous les éléments ne seraient pas représentés serait forcément caduque, car 1l manquerait à l’un d’entre eux son contrepoids. On peut donc définir le tempérament : « Un équilibre parfait des « quatre qualités premières dans une combinaison formée « par tous les éléments. (Concentus quidam est qualuor € principum qualitalum ex omnium elementorum per- « mixlione !.) »

Lorsqu'aucune qualité ne prédomine sur les autres, el que le chaud et le froid, l'humide et le sec se contrebalancent également, on a le tempérament tempéré. Tous les autres, au sein desquels se trouvent des inégalités, sont dits intempérés. Rien n'est plus facile que d’en déterminer la nature et le nombre par le raisonnement. Il peut arriver qu'une qualité, deux au plus, soient prépondérantes ; jamais trois, car l'équilibre serait rompu. Il y a donc tout d’abord autant de tempéraments simples qu'il y a de qualités premières : le tempérament chaud, le tempérament froid, le tempérament sec, le tempérament humide. Dans le tempérament chaud, par exemple,

4. Physiol., 1. 3, ch. 1, p. 65. — On ne saurait croire à quelles discussions a donné lieu cette notion du tempérament. Pour Averrhoës, le tempérament n’est que la qualité formelle du composé : (forma mixti.) Galien, peu précis, comme à l'ordinaire, le définit tour à tour : Substantia facultatum, — natura — substantia partis, — principium facultatum naturalium. — Avicenne l’appelle : « qualitatem natam ex mixtione € primarum qualitatum. » Toutes ces définitions sont rapportées et discutées par Riolan, qui complique encore la question. À son avis, il faut distinguer la forme et le tempérament. Du tempérament dépendent les qualités premières dont l'effet et le principe sont manifestes ; de la forme, les qualités occultes. Aussi, repousse-t-il la définition d'Averrhoès et celle de Fernel, pour adopter celle d'Avicenne. Quant à celle de Galien, il la trouve équivoque (v. Riol., Comment. in lib. de Temp.,

Cap 10)

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