LE TEMPÉRAMENT EST UN TOTAL
n’ont rien de fixe; ils présentent un nombre infini de variations, et l'on passe de l’un à l’autre par des différences insensibles. Il n'existe pour ainsi dire pas deux tempéraments chauds, ou humides, qui présentent exactement le même degré de chaleur ou d'humidité. À plus forte raison trouve-t-on une infinité de nuances quand 1l s'agit des tempéraments composés. Par conséquent, bien qu'il n'y ait, théoriquement, que huit tempéraments intempérés, il ne faut voir en eux que des types, auxquels se ramènent les innombrables combinaisons qui existent dans la réalité.
Tous les corps naturels ont donc leur tempérament propre. Parmi ces corps, les uns sont homogènes, c'està-dire que, divisés mécaniquement, ils restent toujours identiques à eux-mêmes; les autres sont hétérogènes, c’est-à-dire composés d'un grand nombre de parties spécifiquement distinctes. Chez ces derniers, il y a lieu de distinguer les tempéraments des parties, et le tempérament total, qui en est comme la somme ?. C'est dans les êtres vivants surtout que cette distinction est importante. Dans le corps de l’animal, chacune des parties conserve, au sein
« tione inæquali summa consistit æqualitas, neque enim suum cuique « redderet, si arithmetice nulla personæ aut meriti ratione illa disperti- « ret. Ita Deus naturæ, suorum operum quædam calida, alia temperala, «et in singulis generibus alia aliis dum facit temperatiora, yeouetpiCer…. « Bene temperatum dicimus quod naturæ suæ convenienter, naturæ vero « convenienter temperatum, quod proprias funetiones obire potest, « optime temperatum quod omnes actiones, naturales, vitales et ani- « males, habet perfectas. Natura enim singulis formis dat convenientem « materiam, et exercendis functionibus accommodata instrumenta, formæ « optimæ corpus optime temperatum et conformatum, qualis cum sit hominis forma, consequens est illius corpus esse temperatissimum » (Riol., Comment. in lib. de Temper., ch. 1v, p. 19). Fernel donne une définition analogue :1. 3, ch. 1v, p. 69.
4. «Ex omnibus communis unaque temperies consurgit» (Riol., ibid, Chr),