FACULTÉS DE L'AME NATURELLE
plante ni dans l'animal, du moins à intensité égale, mais chacune d’elles prédomine en son temps : la faculté procréatrice domine chez le fœtus en voie de développementet chez le Jeune enfant jusqu'à l'apparition des dents; puis, son énergie diminue, tandis qu ‘augmente l'influence de la faculté et qui se fait sentir jusqu ‘à l'âge adulte. Le reste de l'existence est soumis uniquement à la faculté nutritive, qui, dans les deux premières périodes, n’avait Joué qu'un rôle secondaire.
Chacune de ces trois grandes facultés se subdivise à son tour.
La procréalion (ou plutôt, pour employer un terme plus précis, la génération) est un mouvement qui produit une nouvelle substance !. Chez l'animal, elle consiste dans la transformation de la substance séminale en nerfs, os, cartilages, etc. Or, le mouvement par lequel une substance se change en une autre est double : elle perd d'abord son ancienne forme, puis elle en prend une autre. À chacune de ces deux phases préside une faculté spéciale : immulatrix celle qui dépouille la substance de la forme qui la déterminait, conformatrix celle qui lui en imprime une nouvelle. Ce sont pour ainsi: dire des sous-facultés, dont l’ensemble constitue la faculté procréatrice. Il y en a d’ailleurs autant d'espèces qu'il y a dans l'être vivant de parties homogènes ; celles qui changent la semence en os ne sont pas les mêmes que celles qui la changent en nerfs, et ainsi du reste. On voit la complication et l'infinie minute de cette classification. À chacun des actes physiologiques que l'analyse la plus
1, « Procreatio motio est quæ ad novam substantiam perducit » (Physiol., 1. 5, ch. nr, p.98). Il n’est pas question de la création « ex nihilo », conception toute métaphysique.