‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 188 sur 345 · FORMATION DE LA SEMENCE · texte numérisé non relu

FORMATION DE LA SEMENCE

l'assimile. Parmi ces parties, les unes, comme les chairs, viennent du sang: les autres, nerfs, os, veines, viennent de la semence !. Ce sont ces das qui sont chargées d'extraire de la masse des aliments charriés par le sang ceux qui sont propres à former la semence. C’est la parüe la plus pure et la plus subtile du sang, une sorte de vapeur ténue qui s'en dégage pour se fixer sur les parties solides. Les vaisseaux capillaires la conduisent dans des veines plus grosses, et celles-ci dans la veine cave. C'est de là que la séparent les testicules, dont l’action attractive détermine l’afflux de la semence, et s'exerce spécialement sur elle, comme les autres glandes du corps agissent sur des humeurs particulières : la rate sur l’atrabat les reins sur l'urine, et ainsi des autres. Ce sont ces foyers d'attraction qui produisent la séparation des humeurs. (alien admet que la semence vient de toutes les parties similaires, où du moins que toutes doivent, par le moyen de l’une d’entre elles (un os, un nerf, une membrane, etc.}, contribuer à sa formation. Si les nerfs, ou les os, n'étaient pas représentés par l’un d'eux, comment l'animal à naître aurait-il des nerfs et des os, puisque tout ce qui sera dans l'effet doit être, au moins en pulssance, dans la cause? Aristote au contraire professe que la semence vient seulement des trois organes principaux, le foie, le cœur et le cerveau, de ce dernier surtout. Entre ces deux opinions, Fernel ne se prononce pas. Quoi qu'il en soit, la semence ne se rassemble pas toute formée dans les testicules comme dans des réservoirs

1. Cette distinction des parties sanguines et des parties spermatiques est due à Galien, qui admettait que les premières se corrompent et se régénèrent avec une égale facilité, tandis que les secondes ne peuvent être réparées ni par la nature ni par là médecine. Cf. Galien, De constit. arlis medicæ, ch. 11. — De Sérnine. 1.4 "ch. y,

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