‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 191 sur 345 · PHYSIOLOGIE DE LA GÉNÉRATION · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE DE LA GÉNÉRATION

« Necessum fuit maris ac fœminæ vires conjungi, non « ideirco duntaxat, ut fœminæ materiam suppeditet, sed «ut copulatis atque confusis amborum viribus, semen € unum ex ambobus procreationi aptum proferatur Lo Le mélange intime de la semence du mâle et de celle de la femelle est l'acte préliminaire de la génération. Lorsque ce mélange s'est opéré dans des conditions favorables, la matrice de la femelle, en vertu de ses propriétés spéciales, éveille les énergies latentes qui dormaient dans la semence, et les fait passer à l'acte *. L'embryon est désormais formé. Il se développe dans le sein maternel par une évolution analogue à celle qui produit les plantes par le séjour des graines dans la terre. Sur les phénomènes et les conditions de cette vie intra-utérine, 1l n'y a aucune lumière à attendre de Fernel. Il se contente de rapporter les théories de Galien. et s’il lui arrive de les discuter, ee n’est jamais pour leur opposer des faits précis, mais des raisonnements d'ordre systématique. Rien n’est plus contraire à la méthode scientifique que ce genre d'argumentation, et il n’y aurait nul intérêt à s'y engager après lui.

Ce qui est plus important, c'est de démêler les opinions philosophiques auxquelles cette physiologie sert de base, ou plutôt d'accompagnement, car 1l n'est pas toujours aisé de faire le départ entre les deux. Voici un passage essentiel, qui est caractéristique à cet égard : « La matière « première de la semence est une portion de l'aliment « qui convient aux parties solides ; l'attraction exercée « par les testicules la fait venir de toutes les parties du

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2. « Est igitur conceptio propria et peculiaris uteri actio, qua seminis « potestas exsuscitatur, et insitum sibi munus reipsa obit et exsequitur » Hide Cher ED 41827

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