D) DOCUMENTS AUTHENTIQUES
matière à controverse, choisir entre leurs avis en donnant les raisons de son choix.
D'ailleurs, on ne voit pas qu'il soit possible de procéder autrement. Les documents authentiques relatifs à Fernel sont rares et peu importants. Le dossier que possède la Bibliothèque nationale ne renferme que des pièces à peu près sans intérêt !. Les registres de la Faculté de Médecine de Paris donnent avec certitude quelques dates. Les deux épitaphes, française et latine, gravées autrefois à Saint-Jacques-de-la-Boucherie, où Fernel fut enterré,
1. Biblioth. nat. Cabinet des Titres. — 1° dossier, aux pièces originales 1125 (n° 25850), une série de six pièces, dont cinq sur parchemin. Ce sont des quittances délivrées à l'administration des finances par Fernel ou ses descendants, soit pour rentes, soit pour appointements. Sur ces six pièces, une seule se rapporte à « Jehan Fernel, conseiller et « premier médecin du roy ». C'est une quittance pour rentes assignées par le roi à son médecin sur les revenus, octroi, gabelles, etc., de différentes villes. La pièce, fort difficile à lire, porte la signature de Fernel. On trouvera le fac-similé de cette signature, la seule qu'on connaisse, en tête de la traduction du De Lue Venerea, par le D" Le Pileur (Paris, Masson, 1879).
20 Puis, deux pièces du même genre, encore plus difficiles à déchiffrer, au nom de Marie Fernel, veuve Barjot (ann. 1603 et 1620).
3° Une quittance délivrée par Alexandre Fernel « capitaine réformé à « la suitte du régiment de Dragons général », pour appointements pendant vingt-trois jours de septembre 1685.
4° De la main probablement de d'Hozier, la description du blason des Fernel : « D'azur a 3 bastons escolés d’or mis en pal, 2,1.»
Deuxième dossier : dossiers bleus 265 (n° 6855) : une fiche sur papier provenant vraisemblablement du cabinet de d'Hozier, et ainsi conçue : « Magdeleine Fernel, fille de Jehan Fernel, premier médecin de Henry II « et de Genefviève de Tournebulle, femme de Gilles de Riant, prési- « dent. Jehan Fernel d'Amiens, premier médecin d’Henry 2 de la « Faculté de Paris, épouse Genefviève de Tournebulle, dont 2 filles.
« Il mourut à Paris le 26 avril 1558, âgé de 52 ans, enterré à Saint « Jacques de la Boucherie. C'était un prodige en science, Catherine « de Médicis lui donnait à toutes ses couches 10 mil escus pour ses « bons services. »