‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 3 sur 345 · PLANCY, HISTORIEN DE FERNEL · texte numérisé non relu

PLANCY, HISTORIEN DE FERNEL

nt disparu lors de la destruction de l’église, mais nous en avons le texte. Le testament de Fernel, dont l'original à péri en 1871 dans les incendies de la Commune, nous est également connu. Si l'on joint à cela trois titres qui ont été découverts aux archives de Montdidier, et un écrit relatif au père de Fernel aux archives du chapitre de Beauvais, on aura la liste des seuls textes sur lesquels on puisse faire fonds.

Ces documents, qui ne sont ni nombreux, ni probants, ne nous apportent pas grande lunnère, Nous avons heureusement des renseignements plus détaillés, quoique de seconde main. La Vie de Fernel a été écrite, très peu de temps après sa mort, par son disciple Plancy !. Ce dernier était bien placé pour connaître Fernel, et le faire connaître. Il nous dit lui-même qu'il a vécu avec son maître dix années consécutives; en quelle qualité, c'est ce que l'on ne sait pas au juste. On a supposé qu'il était son gendre. La chose est impossible, car il est établi que Fernel n'eut que deux filles, et on connaît le nom de leurs

maris *. D'ailleurs, Plancy n'aurait pas manqué de men-

La copie des deux épitaphes de Fernel se trouve dans Goulin (ouvr. Gilé, p. 325).

De même, celle du testament de Fernel (p. 324). Je les cite plus loin.

La copie des trois titres de Montdidier est dans l'Histoire de la Ville de Montdidier, par V. de Beauvillé, t. III, p. 218. Le même ouvrage rapporte également l'épitaphe latine {p. 212) et mentionne le titre de Beauvais, daté du 27 septembre 1515 [p. 220).

1. Guillaume Plancy (Plantius), reçu docteur en 1554, mort en 1568.

2. L'ainée, Marie Fernel, épousa Philibert Barjot, qui fut successivement conseiller au parlement, maître des requêtes et président du grand conseil. C’est lui qui est nommé dans l’épitaphe latine de Fernel.

La seconde fille, Magdeleine, épousa Gilles de Riants, avocat, puis conseiller au parlement, maitre des requêtes et président à mortier. Elle devint veuve en 1597, et mourut en 1642, à l'âge de 94 ans. Elle était donc née en 1548, dix ans avant la mort de son père. {V. Goulin, ouvr. cité,

p. 345. — V. Guy Patin, lettre du 25 septembre 1655.)

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