‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 211 sur 345 · DD LA FACULTÉ «© AUCTRIX · texte numérisé non relu

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et peut servir d'exemple pour montrer à quel point l’esprit de système ferme les yeux les plus clairvoyants à l’expérience et à la vérité. Il n’est pas besoin d'être grand physiologiste pour comprendre que les matériaux apportés par la nutrition à un organisme servent à réparer ses pertes incessantes, et que, chez le vivant qui est dans la période de croissance, le corps reçoit de la nutrition plus que les excrétions et les sécrétions ne lui enlèvent. Pour l'animal non encore adulte, s'alimenter et s’accroître, c’est tout un. Il faut néanmoins que Fernel trouve des différences, et voici celle qu’il imagine : la faculté auctrix n’a rien à voir avec l'alimentation ; sa fonction propre est d'allonger et de grossir les parties solides, les os. Une fois cela fait, la faculté nutritive intervient à son tour pour les alimenter. Je cite textuellement le passage : « Augendi « facultas non quemadmodum altera circa alimentum « negotiatur, sed crea corporis partes solidas : has enim « quoad sinunt, in omnem partem efferre atque dilatare, « proprium illius est munus. His auctis, tum deinde « altrix facultas adnititur alimentum apponere, afligere «et assimilare !. » Ainsi, non seulement l'accroissement diffère de la nutrition, mais encore 1l lui est antérieur. La nutriion ne fait que conserver et entretenir des parties que la faculté auctrix a accrues. Fernel ne parait pas avoir pensé à se demander où la faculté auctrix prend les matériaux de ces accroissements. La question valait pourtant la peine d’être posée.

Outre les trois grandes facultés qui président à la génération, à la nutrition et à l'accroissement, l'âme naturelle possède encore des facultés secondaires, qui servent d'auxiliaires à la faculté nutritive. Elles sont au nombre

LPhysiol,15,chm; à latin,

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