SES FONCTIONS
méconnu que le caractère essentiel des phénomènes psychologiques est d’être conscients, et c’est au raisonnement qu'il a presque exclusivement fait appel pour étabhr l’existence des facultés. C’est ainsi qu'il a prouvé celle du sens commun. Logiquement, l'hypothèse était nécessaire pour expliquer la réduction des sensations à l'unité, et, d'ailleurs, elle se déduisait sans effort des principes une fois établis à la base de la psychologie.
Voilà pourquoi Fernel a insisté sur cette expression de sens internes, et pourquoi 1l s’est attaché à démontrer qu'ils sont sous la dépendance de l'âme sensitive. C’est une conséquence de la théorie des trois âmes. Les animaux n’ayant que l'âme sentante, et pas l'âme intelligente, il était nécessaire de faire rentrer dans les attributs de la première certaines facultés que l’on ne peut leur refuser, et qui nous sembleraient plutôt présider à des opérations intellectuelles. De là les fonctions multiples du sens commun, qui sidentifie vraiment avec tout ce qui, dans l'acquisition de la connaissance, n’est point particulier à l’entendement humain. « Les formes et les images des « objets, reçues par les organes des sens, parcourent la « cavité des nerfs, et arrivent au cerveau, sous l'influence « des esprits. Lorsque le sens externe est impressionné « par les objets extérieurs, leurs images impressionnent « en même temps le sens interne. Celui-c1 s'exerce en « effet sur les images, comme les sens externes sur les «c objets.
« Les images des choses, apportées par l'esprit parti- « culier à chaque sens, parviennent au centre commun « où réside l’âme sensitive. Celle-c1, par sa faculté pre- « mière de connaître, les saisit et les perçoit. La connais- « sance et la perception sont ses fonctions. Fixe, atten- « tüve et durable, la connaissance s'appelle réflexion ou