‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 239 sur 345 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La veille, le sommeil et les rêves. — L’appétit. — Les appétits naturels les appétits animaux; les passions ; l'appétit rationnel ; la volonté, — Le mouvement et la faculté locomotrice.

Les sens externes mettent l’animal et l’homme en communication avec les objets extérieurs. Les sens internes perçoivent, conservent et combinent les images qui en sont émanées. Mais l'exercice de ces facultés est sujet à des intermiltences. Constant et régulier pendant l’état de veille, il est troublé et plus ou moins suspendu pendant le sommeil. Il est donc nécessaire, pour avoir une idée complète des fonctions psychiques qui se rapportent à l'âme sensitive, d'étudier les variations et les perturbations qu'elles subissent dans le même sujet.

Il est certain que le sommeil et Le rêve sont le privilège des animaux : la plante ne dort ni ne songe. Ce sont là des états qui dépendent exclusivement de la sensibilité. Mais, faut-il les rattacher à une faculté spéciale ? Fernel, qui n’a pourtant, comme ses contemporains, que trop de tendance à diviser et à subdiviser, ne le pense pas. Le sommeil et la veille sont des états opposés : l'un est acte, l’autre privation !; ils s’excluent réciproquement, et ne sont autre chose que des limites extrêmes, entre lesquelles varie l'intensité des facultés. Tout être doué de

Lust les Cv rEr, 0,410,

Page 1