LA FACULTÉ APPÉTITIVE
ne servent-elles pas à distinguer les animaux les uns des autres, n1 à établir une hiérarchie entre les diverses espèces. Le tact est commun à tous les animaux; c’est l'organe essentiel de la sensibilité, et tous les êtres qui en sont doués sont susceptibles d’éprouver du plaisir et de la douleur !. Cette impression, agréable ou pénible, amène naturellement le désir de fuir ce qui blesse et de rechercher ce qui plaît. La faculté appéhtive est donc une conséquence de la sensibilité. Ce n’est pas tout. L'impression est toujours suivie de la connaissance ou du moins de l’imagination de l’objet qui l'a causée; et suivant que cet objet est désirable ou nuisible, l'animal est amené à exécuter les mouvements nécessaires pour s’en rapprocher ou pour le fuir. Les facultés appétitive et locomotrice dépendent donc de l'âme sensitive, qui se trouve êlre le principe de la sensibilité, de la mémoire, de l’imagination et aussi du désir et du mouvement.
C’est de l'imagination que l'appétit se rapproche le plus. Mais quelque étroits que soient ses rapports avec elle, 1l n'en est pas moins l'effet d’une faculté spéciale. Il n’est pas, d’ailleurs, le privilège exclusif de l’homme : il existe chez tous les animaux et même à quelque degré chez les plantes, si bien qu'il n’est rien dans la nature qui soit soustrait à son influence. Toutefois, s’il est commun à toutes les formes de la vie, il a, comme la vie elle-même, des différences et des degrés.
Au rang le plus bas se trouve l’appétit obscur et inconscient en vertu duquelles plantes et les animaux recherchent l'aliment qui leur est propre. Et non seulement il est inhérent à chaque être considéré dans sa totalité, mais encore c'est lui qui met en jeu chaque organe, chaque
Loiysiol 1, Chr. 1%,:p.14108