ÉNUMÉRATION DES PASSIONS
c'est de l’inimitié si elle épie les occasions de vengeance. L'état d'âme opposé à ces passions est la timidité.
« Le désir excessif de s'enrichir, lorsqu'il n’est pas réfréné par une raison généreuse, excite dans le cœur un appétit qui produit l'avarice ; son contraire est la prodigalité.
« Celui qui se fait des honneurs une trop haute idée, et qui les met au-dessus de tout, est porté à l'ambition. Le contraire est l'humilité ou la bassesse; le Juste milieu est la grandeur d'âme. Telles sont les passions causées par le désir d’un bien à venir.
« L'appréhension d'un mal futur, si elle est assez vive pour troubler l'âme, pour lui faire oublier et mépriser la raison, s'appelle la crainte; si le mal est imminent, la peur; si elle est durable, la pusillanimité ; si c'est le travail qu'on redoute, la paresse ; si elle ébranle V10lemment l'âme, la terreur; si elle met l'âme hors de soi, l'épouvante ; plus violente encore, le saisissement. Telles sont les passions qui fuient ce qu'elles croient mauvais. Lorsque les maux sont arrivés, ou quonna pas pu obtenir les biens désirés, ce sont les chagrins de l'âme : la douleur qui tourmente, l'angoisse qui accable, le deuil d'un ami perdu, l’affliction avec les pleurs, la plainte avec les gémissements, l’'adversité avec la peine, les souffrances corporelles, les agitations inquiètes, la tristesse que rien ne dissipe, le désespoir qui n'attend rien de meilleur. |
« Au contraire, l'homme qui goûte des biens actuels ou qui est exempt de maux, jouit du plaisir. Si ce plaisir est tranquille et constant, c’estle contentement; démonstratif et vain, la joie; excessif et débordant, le transport !. »
1 Phystol,, PNG; 6h. xif, p.155: