‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 259 sur 345 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Les localisations des facultés avant Fernel. — La physiologie du système nerveux dans Fernel. — Localisation de la sensibilité et du mouvement. — Homogénéité fonctionnelle du cerveau. — Pas de sièges distincts pour la mémoire et pour l’imagination.

Les facultés de l'âme sensitive, distinctes, comme on l'a vu, quant à leurs objets et quant à leurs organes particuliers, ont toutes un organe commun, qui est le cerveau. Mais les philosophes et les médecins ne se sont pas contentés de cette proposition générale. Ils ont voulu étudier de plus près les rapports qu'ils constataient entre les manifestations de la vie mentale et la constitution des organes encéphaliques. Dès lors s’est posé le problème des localisations cérébrales, que la physiologie contemporaine, malgré toute la rigueur de ses méthodes, n'a encore résolu que d’une façon approximative. Fernel, comme les autres, a exposé ses idées sur la question; et si la solution qu'il propose n’est n1 très profonde, ni très originale, il a du moins eu le mérite d'apporter dans l'étude d'un sujet si délicat une prudence et une réserve dont ses prédécesseurs avaient rarement donné l’exemple.

Ainsi qu'on l’a très justement remarqué, « il y a trois « facons d'étudier l'âme par le cerveau : ou bien, avec « Hartley et Bonnet, chaque fonction de l'esprit est rap- « portée à un centre spécial, chaque phénomène à une

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