LES LOCALISATIONS DANS ARISTOTE
« animaux le principe de la vie est évidemment au cœur, «il faut bien que le principe sensiuf y réside également, « puisque c'est par, lui seul qu ’un être vivant est animal. « D'ailleurs, ce qui est premièrement capable de sentir « dans l'animal, c’est ce qui est premièrement sanguin, « c'est-à-dire le cœur. C'est donc au cœur que réside la « sensibilité comme en un organe premier qui ne fait « qu'un avec elle, mais dont l'essence est bien différente, « car la sensation n’est pas quelque chose d”° étendu, mais «elle est pour ainsi dire l'âme et la faculté dé cet « organe !.» Aristote ne considérait le cerveau que comme un viscère inerte et froid, n’ayant d'autre usage que de refroidir le sang ?. Il croyait que c'est du cœur que partent les nerfs *, dont il n'ignorait pas les relations avec la sensation et Re mouvement, et pensait qu'il n'existe aucune communication entre le cerveau et les organes des sens“. Ces erreurs anatomiques firent que les idées d’'Aristote furent de bonne heure vivement attaquées ?. Les anatomistes Alexandrins, Hérophile et Erasistrate surtout, reconnurent l'importance du cerveau, et l'étudièrent directement par des dissections pratiquées sur des cadavres humains. Ils distinguèrent le cerveau de ses annexes, cervelet et méninges, découvrirent et démon-