LES ALEXANDRINS. — GALIEN
trèrent l'origine cérébrale des nerfs, et signalèrent le orand développement des circonvolutions chez l'homme. De là à établir un rapport étroit entre le cerveau et Île principe vital, il n’y avait qu'un pas. Érasistrate le franchit, 1l plaça le siège de l’âme dans le cerveau, et spécialement dans les méninges !. Ce fut lui aussi qui, par sa théorie du rveüuæ, ébaucha une physiologie complète du système nerveux.
Cette théorie, reprise et très développée par Gralien, devint entre ses mains la fameuse doctrine des esprits vitaux et animaux, qui devait pendant si longtemps régner sans partage. Galien s’attacha à réfuter les idées d’Aristote et à montrer qu’elles étaient en contradiction avec les faits. Il prouva que le cerveau est l’origine des nerfs sensitifs, et la moelle épinière celle des nerfs moteurs, et attribua aux uns et aux autres une consistance différente?. Galien localisait l'âme raisonnable dans le cerveau *. D’après lui, «les ventricules supérieurs « ou latéraux de cet organe étaient chargés des plus « hautes fonctions. Ils recevaient de l'air par les narines « (par l'intermédiaire de l’ethmoïde et des tubercules « mamillaires), mêlaient cet air avec les esprits vitaux « amenés du cœur aux ventricules par les artères, et en « élaboraient les esprits animaux, qui, de là, étaient « transmis par le cerveau aux nerfs, pour déterminer le « mouvement et la sensation. Il estimait aussi que les « ventricules latéraux recevaient par la même voie des « objets sensibles et des particules odorantes. Galien
4. Plutarque, Physic. philos: decret., 1. #, ch. v, cité par Sprengel, . 1, p. 441.
2, Voir, pour la névrologie de Galien, le De usu partium, 1. 8, 15 et 16. 3, Dedôégmat. «HippocñetrPlat., LT,