‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 274 sur 345 · CONCLUSION SUR LES LOCALISATIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSION SUR LES LOCALISATIONS

énergiques. SI la perturbation apportée par la maladie est médiocre, les facultés les plus faibles en éprouveront seules l’action. Si au contraire elle est violente, comme dans les accès du délire, toutes les facultés seront perverties à la fois, mais à des degrés différents. Celui qui avait peu de mémoire et beaucoup d'imagination perdra complètement la première, el gardera encore quelque usage de la seconde. Ainsi des autres.

Par là s'expliquent les effets différents produits sur chacun des hommes par des maladies analogues. Mais l'indépendance théorique des facultés et leurs variétés relatives n'impliquent nullement la nécessité de leur attribuer des organes distincts. Et le dernier mot de Fernel sur. cette délicate question est un conseil de prudente réserve : «Il est indigne d’un philosophe grave et sérieux « de trancher sans hésitation une difficulté qui n'a pas « encore été assez étudiée, et sur laquelle on sait peu de « choses !. »

1. Physiol.,1.6,ch. xv, à la fin. Sur ce sujet des localisations cérébrales, Riolan se livre à des commentaires où les considérations médicales se mêlent fâcheusement à des subtilités scolastiques. On ne voit pas clairement s’ilest de l'avis des Arabes ou de celui de Galien et de Fernel. Sa conclusion est un beau mot d’éclectique : « Recentiores practici «favent Avicennæ, non peccabit tamen qui Galenum imitabitur » (Riol., Comment. du 1. 6, ch. xv, p. 95).

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