SUIVIE PAR GALIEN
« génération de chacune d'elles quand 1l a énoncé l'usage « auquel 1l les croit destinées, leur cause finale. Il à pré- « tendu faire dériver tout un système de cosmologie et « de physiologie de cet antique dogme : L'intelligence « suprême a tout ordonné pour le mieux possible !. » De là une tendance constante à tout expliquer, à mêler aux spéculations métaphysiques les considérations pseudo-médicales ?. On comprend dès lors l’adhésion donnée par les médecins à une doctrine assez compréhensive en apparence pour fournir une réponse à toutes les questions, el assez indécise pour qu’on püût l'accommoder plus ou moins bien aux progrès de la science.
La physiologie d'Aristote, au contraire, bien qu'également imbue du préjugé téléologique, est beaucoup moins fantaisiste *. Elle s'éloigne beaucoup moins de la réalité. Le jour où les progrès de l'anatomie auront prouvé qu'il avait Inexactement ou incomplètement observé les faits, toute sa théorie s'écroulera et deviendra, pour ainsi dire, inutilisable. Aussi Galien, qui a adopté presque toutes les idées d’Aristote en matière de philosophie pure *, s’est-1l résolument séparé de lui sur la question des facultés de l'âme et de leur siège, pour s'attacher à Platon, du moins d'une façon générale. À l'âme concupiscible de Platon correspond la faculté naturelle de Galien, siégeant comme elle dans le foie; à l'âme énergique, siégeant dans le cœur, la faculté vitale : à l’âme raisonnable, siégeant dans le cerveau, la faculté animale. Il ne faudrait pas pousser plus loin Île parallèle, ce qui serait facile en
taRenouard, Mist: delswméd.t,, p. 287: |
2. V. dans Sprengel, t. [, p. 347, un excellent exposé de la physiologie de Platon.