‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 315 sur 345 · RÔLE DE LA FACULTÉ VITALE · texte numérisé non relu

RÔLE DE LA FACULTÉ VITALE

chaleur naturelle est faible : en outre, elle est diffuse dans toutes les parties, sans qu'il soit besoin d’un foyer central ; e’est pour cela qu'une branche d'arbre séparée du trone vitencore, el peut reprendre si on la place dans de bonnes conditions. Il en est de même chez les animaux inférieurs, comme les mollusques, les zoophytes et les insectes ; les parties détachées de leur corps continuent à se mouvoir. C’est que, chez eux, la chaleur est également répartie dans tout le corps. Ils n'ont n1 cœur pour la produire, ni sang pour la distribuer. Aussi, chaque partie possède sa vie propre, qui ne disparaît pas immédiatement après la séparation. Mais, chez les animaux supérieurs, les parties, une fois détachées du corps, meurent aussitôl. Cela prouve qu’elles n’ont pas en ellesmêmes ce qui les fait vivre, mais qu'elles le tirent d’ailleurs. La faculté animale ne peut s'exercer qu'avec le concours de la faculté vitale. En d’autres termes, la nutrition ne suflirait pas à entretenir la vie, s’il ne s'y ajoutait une force spéciale, qui vient du cœur.

Là ne se borne pas le rôle de la faculté vitale. C'est elle qui excite et entretient l’activité des organes, et qui met chacun d'eux en état de déployer ses énergies particulières. Elle préside ainsi à la vie de l’ensemble et à la vie de chaque partie. Voyez en effet ce qui se passe lorsque, par la ligature ou la compression des artères, on intercepte toute communication entre le cœur et la périphérie : l’animal tombe comme foudroyé. Dans la syncope, où la faculté vitale cesse momentanément d'agir, l’action des autres facultés subit aussi un temps d'arrêt. Lorsque l'animal reprend ses sens, c’est que la faculté vitale est revenue à son état normal, et que les autres ont de nouveau reçu son impulsion. Il serait absurde de croire que, dans l'intervalle, les facultés avaient disparu :

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