ELLE EST CAUSE. DE LA VIE
sil en était ainsi, ce ne serait plus une syncope, mais la mort. Pendant l'évanouissement, les organes n'ont pas perdu le pouvoir d'accomplir leurs fonctions ; mais ce pouvoir demeure à l'état latent aussi longtemps que la faculté vitale ne vient pas le pousser à l'acte: Rien n'est changé aux propriétés des organes, qui n'agissent pas, mais qui restent capables d'agir, de même que rien n’est changé dans les rouages d’une machine dont le moteur est arrêté. Actionnez le moteur, et tout se mettra en mouvement. La faculté vitale, c'est le moteur de la machine animale : tout fonctionne sous son impulsion, tout s'arrête en même temps qu'elle. Il y a pourtant une différence entre elle et les moteurs ordinaires : elle ne peut s'arrêter longtemps. S1 la syncope est trop prolongée, la mort s'ensuit, parce que les facultés, privées de ce qui les faisait agir, deviennent définitivement inefficaces, tant est grande la nécessité de la faculté vitale, puisque, sans elle, les autres ne sauraient ni agir, ni même persister !.
La faculté vitale est donc la cause de la vie, mais elle n est pas la vie même. C'est la faculté essentielle de l'âme, celle qui en unit les parties, qui en maintient l'intégrité lorsqu'elle est réalisée dans un corps vivant ; mais elle n'existe jamais isolément, el il n'y à pas d’être qui vive exclusivement par elle. Malgré la minutie et même la subtilité de ses analyses, Fernel à un sentiment profond de l'unité vitale, et 1l ne la perd jamais de vue. Il n'a pas mis moins de soin à établir l'élroite union des trois facultés qu'à démontrer leur distinction spécifique. Dans l'animal parfait, elles diffèrent quant à leur substance, à leurs organes et à leur siège, mais aucun acte de la vie
lPhystwl.,l:5,ch.xvt, à la fin.