DÉFINITION DE LA VIE
ne s’accomplit sans leur concours simultané, et la vie résulte de leur union. Une fois qu'elles ont été actualisées dans un ètre, elles font partie intégrante d'un ensemble que la mort seule peut dissoudre !. La faculté vitale est la plus importante; elle communique aux autres l'énergie qui leur est nécessaire, mais elle est à son tour conditionnée par elles. On peut définir la vie chez l’animal et chez l'homme : « La conservation des facultés et « de tous leurs actes. Elle dépend du cœur, par « l'intermédiaire de l'esprit et de la chaleur. — La « mort est l'extinction de la force vitale et de toutes les « facultés *. »
Si l’on rapproche cette définition de celle que Fernel a donnée de l’âme *, on voit que sa conception de la vie est diamétralement opposée à celle des atomistes grecs et à l'hypothèse mécaniste sous toutes ses formes. Pour lui,
1. Physiol., 1. 5, ch. xvu, début. — Il peut cependant arriver, comme Fernel le remarque (ibid.), que, dans quelques parties du corps, les facultés ne disparaissent pas simultanément; que la faculté animale périsse, les deux autres restant intactes, ou même que la faculté animale et la faculté naturelle s’anéantissent, ne laissant subsister que la faculté vitale. (Ce qui revient à dire que certaines parties peuvent être paralysées et atrophiées, sans cependant mourir.) Mais cette persistance de la faculté vitale seule ne peut avoir lieu que dans les parties, non dans le SP entier, et encore ne peut-elle être de longue durée.
2, Ibid., ch. xvi, vers la fin. — Fernel fait observer avec raison que sa définition ne s'applique qu'aux animaux et à l’homme. Celle d’Aristote, définissant la vie un mouvement, est beaucoup plus large. Elle s'applique à tous les vivants, y compris les végétaux. Il en est de même de celle de Cuvier, définissant la vie par la nutrition (v. plus haut, p. 165, n. 2). Riolan ne se livre pas à de longs développements sur le problème vital. Il se borne à reproduire en termes différents l'opinion de Fernel : « Vita non est pars animæ, cum separatim non existat, nul- « liusque viventis sit forma, sed actus eujusvis animæ » (Riol., Comm ., Due
3. « L'âme est principe et cause des fonctions du corps vivant » CAS ORANGE.