FERNEL ET LE VITALISME CONTEMPORAIN
C'est de ce duodynamisme que se rapproche le plus la théorie de Fernel, que, d'ailleurs, il n’est pas aisé de Salsir nettement. Quelques efforts qu'il ait faits pour établir l'unité et la simplicité de l’âme, 1l résulte de toutes ses analyses une dualité entre le principe vital et l'âme Tai” sonnable. Que veut-il dire en effet lorsqu'il écrit : « Vis « porro isla vitalis totius animæ pars non est... sed « totius animæ summa quædam facultas ! »? La force vitale n’est pas une partie de toute l'âme, elle est une faculté inhérente à toute l'âme. Si l’on dépouille cette phraséologie de ce qu'elle a de suranné, on verra qu'elle exprime une vérité que les découvertes de la physiologie contemporaine n'ont fail qu'affermir : l'unité de la vie, et l’action prépondérante d’un principe qui en organise les éléments et en dirige les manifestations. Les fonctions de nutrition et de relation, par lesquelles nos savants ont remplacé les facultés naturelle, animale et vitale de Fernel, ne s’exercent dans leur intégrité el ne constituent la vie que grâce à l'influence de cette idée directrice qui, d'après CI. Bernard, coordonne les forces de l'organisme, et les fait concourir à sa conservation. Ce principe vital nest pas extérieur au corps: 1l ne l'entretient pas, comme le Dieu d’Aristote gouverne le monde, en y demeurant étranger et indifférent. Il est immanent à tous les actes de la vie, 1l est la vie même en acte, et l'on ne pourrait pas plus le concevoir comme une entité abstraite que l'on ne pourrait expliquer sans lui le plus simple des phénomènes vitaux. Entre cette manière de considérer le problème vital et celle de Fernel expliquant la vie par le concours de trois facultés étroitement unies, dominées et dirigées par l'une
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