‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 325 sur 345 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

L'unité et l’immortalité de l’âme. — Théorie d’Aristote. — Son incertitte solution. — La com-

tude. — Solution de Fernel.

munication des substances.

Comme on vient de le voir, Fernel attache la plus orande importance à la distinction des facultés, et l’insistance qu’il a mise à la démontrer en témoigne assez. Mais n'est-il pas à craindre que la notion de l'unité de l'âme ne se perde au milieu de toutes ces divisions ? Il a bien averti le lecteur, dès le début du cinquième livre, que la pauvreté du vocabulaire nous oblige à désigner par le même terme les facultés de l'âme et ses parties, el qu'il y a là une cause d'équivoque ". Il a bien expliqué que les parties ne sont pas séparées en fait, dans le même être, et que leur réunion constitue l'âme de la même façon que la juxtaposition de plusieurs figures géométriques forme une figure nouvelle, qui est simple. Mais l’unité de l'âme est à ses yeux une vérité si essentielle, qu'il a tenu à en donner une démonstration explicite.

Les plantes, dit-il, n’ont que l’âme naturelle, c'est-àdire qu’elles ne vivent que de la vie végétative. Les animaux la possèdent aussi, mais aux fonctions de la nutrition s’ajoutent chez eux celles de la sensibilité : 1ls ont l'âme sensitive. L'homme, enfin, possède les deux genres de

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