LES PARTIES DE L'AME
fonctions, et en outre l'intelligence. Mais il n’y a pas trois âmes distinctes dans le même être. Chez les animaux, la faculté vitale unit si étroitement entre elles les fonctions végétatives et les fonctions sensitives, qu'elles ne forment qu'un seul ensemble, une seule âme, qui prend le nom de sa plus noble partie. De même, chez l'homme, l'addition des fonctions intellectuelles n'introduit pas un troisième principe, ou plutôt ce principe absorbe si parfaitement les deux autres, que l'âme humaine, plus complète que celle de la plante et de l'animal, n’est pas moins simple". Comme le dit M. Chaignet en analysant le texte d’Aristote où Fernel à puisé cette théorie ?, « 1l y a entre les « parties de l'âme un lien intime, un emboîtement, un « engrenage, un inetnander qui rétablit l'unité compro- « mise. L'âme animale dépend de la végétative, qui lui « construit ses organes, et l'intellectuelle dépend de « l’âme animale, qui, par la sensation, lui prépare les « images sans lesquelles elle ne pourrait penser. Pour les « âmes comme pour les figures, le terme qui suit contient « en puissance celui qui le précède; de même que le « triangle est dans le carré, le carré dans le pentagone, « de même la nutrition est enveloppée dans la sensibilité, «et la sensibilité dans l'intelligence. »
Tout cela est d'autant plus incontestable, d’après Fernel, que les trois àmes apparaissent l’une après l’autre chez l'homme, et que leur intervention successive détermine trois stades distincts dans sa vie. La théorie est curieuse ; elle permet de comprendre comment 1l a pu concilier deux idées qui lui étaient chères, et qui, au premier