FORMATION DE L'AME HUMAINE
abord, semblent s’exelure : la division de l'âme en parties, et son unité. La distinction des parties, 1l y tenait, nous le savons, comme médecin autant que comme philosophe. D'autre part, ses convictions spiritualistes et chrétiennes hautement aflirmées ne lui permettaient pas de laisser planer un doute sur le dogme de l'unité de l'âme. C’est ce qui explique que, tout en empruntant ses arguments à Aristote, il se soit attaché avec plus d'insistance que lui à résoudre cette apparente antinomie. « Aristote, dit M. Chaignet, paraît n'avoir attaché qu'une « importance secondaire à ces divisions et subdivisions. I APR Elles n'ont qu'une existence idéale, Acyw, dans « l'unité de l'âme, et surtout dans l'unité vivante de « l’être concret. Il semble que cette unité ait paru à « Aristote si manifeste, qu'il n'ait pas senti le besoin « de prouver que cette division de l'âme, soiten parties, « soit en facultés, n'y portait point atteinte !. » Fernel, au contraire, y à insisté à plusieurs reprises, et par des arguments de plus d’une sorte. « Lorsque le fœtus, dit-1l, « se forme dans le sein de la mère, c’est d'abord l’âme « naturelle qui se manifeste; puis, grâce à l'intervention « de la faculté vitale, l'âme sensitive apparaît. Celle-ci « est simple, comme elle l’est dans les animaux; elle « retient néanmoins avec elle, pour se l’associer, l'âme « naturelle, qui préexistait. Mais cette âme naturelle ne « subsiste pas en acte, car il est impossible qu'un même « corps ait plusieurs formes, ou une forme composée. « Elle n’est plus qu’à l’état de partie ou de faculté de « l'âme sensitive. C'est ainsi que la forme de l'os, ou de « la chair, ne subsiste pas en fait et en acte au sein de la « forme totale, mais l'annonce et la prépare, ce que je