L'UNITÉ DE L'AME
« discuterai mieux ailleurs !. Enfin, lorsque l'âme intelli- « gente et raisonnable apparaîtra, l'âme sensitive ne « subsistera plus en soi, mais comme faculté et prépara- « tion de l'âme supérieure ?. » L'âme humaine se constitue donc graduellement, par une évolution dans laquelle chaque terme absorbe celui qui lui est antérieur et se l'assimile. Chaque âme est forme par rapport à celle qui la précède, matière par rapport à celle qui la suit.
L'âme des végétaux est essentiellementnutritive. L'âme des animaux est essentiellement sensilive, et elle exerce en outre les fonctions de la nutrition. L'âme de l’homme est essentiellement raisonnable, et elle exerce en outre les fonctions de la sensibilité et celles de la nutrition. Ce sont des séries de plus en plus compréhensives, mais dans lesquelles la complexité des fonctions n'exclut en rien la simplicité du principe.
L'unité de l’âme, dans toutes les doctrines philosophiques qui l'ont professée expressément, a pour conséquence nécessaire son immortalité : il est impossible, en effet, de concevoir qu'une substance simple puisse périr, soit par dissolution, soit par anéantissement. Mais, dans Aristote, la question est plus compliquée ; il est si difficile de tirer de ses écrits une doctrine précise et homogène sur l’immortalité de l'âme, que les commentateurs se sont, à cet égard, partagés en deux courants. Les uns, à la suite d'Alexandre d’Aphrodisias et de Thémistius, ont soutenu que l’immortalité est conciliable avec la théorie aristotélique de l’intellect. Les autres, avec Averrhoës et les Arabes, ont prétendu qu'Aristote n’attribue l’immortalité qu’à l’intellect actif, non aux âmes individuelles. Je
Cf-Desbditirer causis 1.1.
Le 2. PhysiolsE. 4 Chaxx ir D 2E.