‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 330 sur 345 · DANS ARISTOTE · texte numérisé non relu

DANS ARISTOTE

s'exercer sans images, l'intellect passif dépend absolument des fonctions inférieures, et il est périssable comme elles : « à rafnrixoc vod pÜaotos, xai veu Toûtwy où « voet » (De anima, L. 3, ch. v).

Mais la nutrition, la sensibilité et l'entendement relatif ne sont, pour Aristote, que la buy, et la Luyn n'est pas toute l’âme humaine. Au-dessus d'elle, 11 y a l’entendement absolu, le vois. Ce principe, véritablement substantiel, est une autre espèce d'âme, dont Aristote a défini les caractères dans une phrase souvent cilée : « "Eorxe « Yuyñs yévos Étesov eivar, xal Toto 1LOvOy èvOsy ET « ywpileotor, xafdrep td aidioy roù pÜaptoë » (De anima, 1. 2, ch. x). D'autres passages encore permettent de préciser la pensée d'Aristote. L'intellect aeuf vient du dehors (0voaûev) (De generat. anim., 1. 1, ch. mm). I est séparé, impassible, pur et impérissable ; 1l n'y a que lui de divin en l'homme : Agimetar Ô zby voùy Ueiov eivor uévoy (De generat. anim., 1. 1, ch. m). Cest une substance qui n’est pas destinée à périr ; oÜotx ti où pheisechat (De anima, 1. 1, ch. 1v).

De ces citations, qu'il serait aisé de multiplier, ressort une conclusion difficile à méconnaiître. Quoique l'on ait pu soutenir le contraire ?, il semble bien démontré qu'Aristote professe la séparation et la distinction absolues de la Luyn et du voÿs ; la première présidant aux fonctions de la nutrition, de la sensibilité et de l’entendement passif; le second, acte et forme purs, rendant toutes choses intelligibles. Ce dernier seul est séparable du corps, existe par soi, et par suite est immortel ; quant à la buy, véritable principe de la vie, elle est profondément

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