‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 51 sur 345 · LA CLASSIFICATION DES SCIENCES · texte numérisé non relu

LA CLASSIFICATION DES SCIENCES

les besoins de l’homme ou ses plaisirs intellectuels, la direction de sa vie ou de ses facultés : la morale, l’histoire, la géographie, la grammaire, la poésie, la rhélorique, la médecine, l’agriculture, l'architecture. H y a entre ces différentes sciences une hiérarchie : les premières confinent aux sciences théoriques, les dernières aux arts appliqués.

Enfin, au plus bas degré, les arts inférieurs, destitués de toute importance théorique, uniquement dirigés vers l'utilité ou l'agrément. Il est curieux de voir avec quel mépris en parle notre auteur ! et de quelle façon dédaigneuse 1l associe dans son énumération des arts et des professions que nous apprécions tout différemment aujourd'hui. Les orfèvres, les cordonniers, les peintres, les musiciens, les danseurs, les gladiateurs, les cuisiniers, les bouffons, les chasseurs, les pêcheurs, les lenones même y sont confondus pêle-mèêle.

On reconnaît là, sinon dans les détails, du moins dans le principe et dans les grandes lignes, la classification d'Aristote, et il n’y a pas lieu d'en être surpris quand on connaît le profond respect de Fernel pour les idées du philosophe grec, et sa vaste érudition. Ce qu'il faut remarquer, c’est la hauteur de vues avec laquelle il est remonté à la source antique, en s'élevant au-dessus de cette grossière conceplion du moyen âge qui, en fait de classification des sciences, ne connaissait que la division

rieurs n’est pas nettement tranchée. Traduite en termes actuels, la classification revient à ceci. — 1° Sciences abstraites, théoriques ou spéculatives. — 2 Sciences concrètes. — 3° Sciences appliquées, arts, industrie, métiers. La terminologie de Fernel manque de précision. I1 emploie à peu près indifféremment les mots : artes, prudentiæ, disciplinæ, studia.

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