SA DÉFINITION D
avec la médecine. Et ce n’est pas tout encore. Le médecin se sert de la démonstration et du raisonnement ; par suite les mathématiques et la dialectique lui sont indispensables. La connaissance de la grammaire et de la rhétorique ne lui est pas moins nécessaire, ear il doit s'exprimer non seulement avec correction, mais encore avec élégance.
Voilà certes un vaste programme. Fernel n'en veut rien rabatire. « Que nul, dit-il, n'essaye d'aborder même « le seuil de la médecine, avant de s'être appliqué comme « 1l le doit à ces sciences, et de les connaître. La méde- « Cine à pour domaine la nature et les forces de tout ce « que content l'univers !. » Il fait pourtant une concession. Le médecin ne doit pas étudier chacune de ces sciences pour elle-même; elles ne sont pas pour lui des fins ; elles ne sont que des préparalions, des auxiliaires, des moyens. La fin de la médecine, c’est la conservation ou le rétablissement de la santé, et le médecin doit tout connaître pour faire tout concourir à cette fin. On donnera donc de la médecine cette définition : « Elle est « l’art de conserver la santé du corps humain, et de « guérir les maladies ©. »
On ne contestera pas à cette définition le mérite de la simplicité. Elle était trop simple même pour faire fortune dans l’école. Aussi Riolan, après avoir, dans son Commentare sur Fernel, discuté d'autres définitions, dues à Hippocrate, à Galien, à Averrhoës, finit, dans le traité qu'il a écrit en son propre nom, par en proposer une *