DIVISION DE LA MÉDECINE
Elle se compose d’un certain nombre de parties étroitement unies entre elles, et concourant à une même fin. En tant quart, elle a donc : une matière, le corps
humain ; une forme, la santé de l’homme: une cause
efficiente, le médecin, ou plutôt les préceptes de la médecine; une cause finale, l'intégrité des fonctions vilales.
Sur celte analyse tout aristotélicienne se fonde la division de la médecine en cinq parties;
1° La physiologie, qui étudie les organes et les foncüons de l’homme sain :
2° La pathologie, qui s'occupe des maladies, des causes qui les produisent, des signes auxquels on les reconnait ;
3° La science du pronostic, par laquelle le médecin prévoit la marche et l'issue des maladies :
4° L'hygiène, qui indique les règles du régime à suivre pour les gens bien portants et pour les malades :
a thérapeutique, qui apprend à trater et à guérir les maladies. C’est la plus importante de toutes, la seule vraiment active, la fin dernière où tendent les autres parties de la médecine.
Quelque opinion que l’on professe au sujet de cette division, 1l est clair que les quatre dernières sciences sont purement médicales. Il faudrait, pour les étudier, une compétence toute particulière, et elles ne sauraient intéresser que les hommes spéciaux. Il n'en est pas de même de la première. La physiologie, qui est devenue entre les mains des savants modernes « la science expé- « rimentale dans le règne des corps organisés ! », élait, aux yeux de Fernel, une science presque abstraite.