‹ Un médecin philosophe au XVIe siècleChapitre 83 sur 345 · QG MÉTHODE ANALYTIQUE ET MÉTHODE SYNTHÉTIQUE · texte numérisé non relu

QG MÉTHODE ANALYTIQUE ET MÉTHODE SYNTHÉTIQUE

des parties au tout, du simple au composé, des causes aux effets !. Les deux méthodes se complètent et se vérifient mutuellement. A s’en tenir à ces généralités, on croirait que Fernel a très exactement délimité la part qui revient à chaque méthode dans l'acquisition de la connaissance. Mais entrons dans le détail, et nous verrons qu'il à fait entre les deux une singulière confusion.

Originairement, dit-il, toute connaissance vient des sens. Ou du moins, ce n’est qu'à l’occasion des impressions sensibles que l'esprit entre en activité, et que, grâce à la réminiscence qui lui rappelle sa divinité, 1l s'élève par la réflexion aux idées abstraites. Les premiers philosophes qui entreprirent d'expliquer les raisons des choses admirent donc la réalité objective du monde extérieur, et cherchèrent dans la sensation le point de départ de leurs inductions. Peu à peu, ils arrivèrent aux principes desquels découle toute connaissance humaine.

À cela se borne, d’après F RP le rôle de la méthode inductive. Il admet que les résultats qu'on peut attendre d'elle ont été obtenus depuis longtemps, depuis l'époque lointaine où les philosophes, partant des apparences que leur montraient les sens, sont arrivés à se replacer en face des vérités absolues. Dès ce moment, les principes des sciences sont posés, et l’œuvre de l'analyse est terminée : « C’est en partant des données de la sensation, « images fidèles des réalités, qu'on a constitué autrefois

les principes des sciences, et ces principes sont l’origine

de toute science parfaite ?. » Les principes ont été autrefois établis analytiquement par les anciens philo-

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