INCONVÉNIENTS DE CETTE MÉTHODE
faits qui se particularisent de plus en plus : la Thérapeulique se termine par un manuel de pharmacopée pratique, avec indications détaillées sur la manière de préparer sirops, électuaires, pilules, pastilles, antidotes, huiles, onguents et emplâtres.
On a critiqué avec raison la méthode employée par Fernel dans sa pathologie el sa thérapeutique. Renouard surtout a montré avec beaucoup de force et de compétence les dangers qu'il y a, dans ces deux branches essentelles de la médecine, à partr des généralités !. Si les inconvénients y sont graves, ils le sont peut-être plus encore en physiologie (et il faut prendre ce mot dans toute l'extension que lui donne Fernel, en y comprenant l'étude de l’âme et de ses facultés). Le médecin qui donne ses soins à un malade est, pour ainsi dire, forcé d'observer ; il peut suivre l'effet du traitement qu'il a prescrit, vérifier l'action des remèdes. Quel que soit l'obstacle que le parti pris théorique mette à sa clairvoyance, il se présente tous les jours des cas où les faits parlent d'eux-mêmes, Aussi, n'est-il pas de praticien qui ne complète son instruction théorique par une foule de connaissances empiriques, et Fernel le proclame en maint endroit.
Dans la physiologie au contraire, et dans la psychologe, telles que les comprennent Fernel et ses contemporans, l'expérience et l'observation n'interviennent que très rarement pour faire à l'esprit d'hypothèse un salutaire contrepoids. Toute la science dépend d’un certan nombre de pr ositions générales, improprement décorées du nom de principes. Et, comme ces principes n ont pas été établis inductivement, qu'on ne les démontre